toutes ces choses ; et, selon cette lecture, le « jidâl » désigne la polémique au sujet du ḥajj, car Allâh l’a déjà exposé(1), clarifié et a coupé court à toute controverse le concernant, alors qu’à l’époque de la Jâhiliyyah ils se disputaient au sujet de ses prescriptions. D’après l’autre lecture, on peut également l’expliquer(2) de cette façon, et certains l’ont interprétée en ce sens : que le pèlerin ne doit polémiquer avec personne. Cependant, la première exégèse est la plus correcte ; en effet, Allâh n’a pas interdit au muḥrim ni à quiconque(3) de débattre de manière absolue ; bien au contraire(4), le débat peut être obligatoire ou recommandé, comme le Très-Haut a dit : « Et discute avec eux de la meilleure manière » (an-Naḥl : 125). Le débat peut aussi être illicite, lors du ḥajj ou en dehors de celui-ci, telle la dispute sans science, ou la querelle(5) à propos de la vérité après qu’elle soit devenue manifeste.
= « C’est une expression propre aux Arabes ; quant au Coran, son emploi n’est pas permis, car la récitation y est une sunna, et aucun des qurrāʾ (récitateurs) ne l’a ainsi récitée. » Dans le Jâmiʿ al-Bayân d’Abû ʿAmr al-Dânî, vol. 2, p. 910 : « Ils ont unanimement adopté l’accusatif sans tanwīn dans la formule “wa lā jadāl fī l-ḥajj” (il n’y a pas de contestation dans le pèlerinage), à l’exception d’un récit rapporté de al-Mufaḍḍal de ʿĀṣim, selon lequel il aurait élevé les trois noms et les aurait pourvus de tanwīn ; je n’ai toutefois rencontré cette version dans aucune de ses chaînes de transmission. » (1) Dans (d) : « waḍḥahu » (‘expose-le’). (2) Dans (d) : « fī hādhā » (‘à ce propos’). (3) L’expression « wa lā ghayruhu » est omise dans (a) et (b). (4) Dans (b) : « fa-in » (‘car’). (5) Dans (c) et (d) : « wa-kal-jidāl » (‘et semblable à al-jidāl’).
كلِّها، والجِدَالُ على هذه القراءةِ هو الْمِرَاءُ في أَمْرِ الحَجِّ، فإنَّ اللهَ قَدْ أَوْضَحَهُ (١) وبَيَّنَهُ وقَطَعَ المراءَ فيه، كَما كانُوا في الجاهليةِ يَتَمَارَوْنَ في أحكامِه. وعلى القراءةِ الأُخرى قد يُفَسَّرُ بهذا (٢) المعنَى أيضًا، وقدْ فَسَّرُوهَا: بألَّا يمارِيَ الحاجُّ أحدًا. والتفسيرُ الأولُ أصحُّ؛ فإنَّ اللهَ لم يَنْهَ الْمُحْرِمَ ولا غيرَه (٣) عن الجِدَالِ مطلقًا، بلِ (٤) الجدالُ قد يكونُ واجبًا أو مُسْتَحَبًّا، كما قالَ تعالَى: {وَجَادِلْهُمْ بِالَّتِي هِيَ أَحْسَنُ} [النحل: ١٢٥] ، وقدْ يكونُ الجِدَالُ مُحَرَّمًا في الحجِّ وغيرِهِ؛ كالجدالِ بغيرِ عِلْمٍ، والجدالِ (٥) في الحقِّ بعدَما تَبَيَّنَ.
= كلام العرب، فأما في القرآن فلا يجوز؛ لأن القراءة سنة، ولم يقرأ بها أحد من القراء). وفي جامع البيان لأبي عمرو الداني ٢/ ٩١٠: (وأجمعوا على النصب من غير تنوين في قوله: (ولا جدال في الحج) إلا شيئًا يروى عن المفضل عن عاصم، أنه رفع الأسماء الثلاثة ونوّنها، ولم أقرأ بذلك من طريقه). (١) في (د): (وضحه). (٢) في (د): (في هذا). (٣) قوله: (ولا غيره) سقط من (أ) و (ب). (٤) في (ب): (فإن). (٥) في (ج) و (د): (وكالجدال).