et l’on ne prescrit pas non plus au pèlerin déjà en état d’iḥrām — ni avant d’y entrer(1)(2) — d’agir ainsi ; en effet, le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — le fit, mais ne l’imposa pas aux gens.
Le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — n’ordonnait à personne d’utiliser une formule déterminée ; on se contente de dire : « Il a prononcé l’ihlāl pour le ḥajj », « il a prononcé l’ihlāl pour la ʿumrah » ; ou encore : « il a fait la talbiyah pour le ḥajj »(3), « il a fait la talbiyah pour la ʿumrah ».
C’est là l’explication de Sa parole — exalté soit-Il :
« Le ḥajj se déroule durant des mois déterminés ; quiconque, durant ces mois, s’est engagé dans le ḥajj, qu’il n’y ait ni rafath, ni perversité, ni dispute pendant le ḥajj »
(al-Baqarah : 197).
Il est authentiquement rapporté(4) dans les deux Ṣaḥīḥ(5) qu’il a dit : « Quiconque accomplit le pèlerinage de cette Maison sans se livrer au rafath ni à la perversité, reviendra pur de ses péchés comme au jour où sa mère l’a mis au monde »(6).
Cela concerne la lecture de ceux qui récitent :
« … qu’il n’y ait point de rafath ni de perversité » — avec le nominatif(7).
Le rafath est un terme qui désigne le rapport sexuel, tant par la parole que par l’acte, tandis que la perversité (al-fisq) est un terme générique pour toute désobéissance.