S’il se contente de la formulation générale sans connaître ce détail, cela est permis.
Et quand bien même il prononcerait l’ihlâl et la talbiyah comme le font les gens, en les destinant au rite, sans rien spécifier de sa bouche et sans arrêter dans son cœur ni le tamattuʿ, ni l’ifrâd, ni le qirân, son ḥajj resterait valide ; il aurait alors accompli l’une de ces trois formes. S’il agit selon ce que le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — recommanda à ses Compagnons, c’est excellent.
S’il redoute qu’un empêchement ne survienne et qu’il fait une condition à son Seigneur en disant : « Et si un obstacle me retient, mon lieu de désacralisation sera là où Tu m’auras retenu », cela est également excellent ; car le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — ordonna à sa cousine Ḍubāʿah bint az-Zubayr ibn ʿAbd al-Muṭṭalib d’émettre cette condition lorsqu’elle était souffrante, craignant que la maladie ne l’empêche d’atteindre la Maison, sans pour autant l’imposer à tout pèlerin.
De même, si le muḥrim souhaite se parfumer le corps, cela est louable, et on ne l’y oblige pas.