S’il se contente de la formulation générale sans connaître ce détail, cela est permis.
Et quand bien même il prononcerait l’ihlâl et la talbiyah comme le font les gens, en les destinant au rite, sans rien spécifier de sa bouche et sans arrêter dans son cœur ni le tamattuʿ, ni l’ifrâd, ni le qirân, son ḥajj resterait valide ; il aurait alors accompli l’une de ces trois formes. S’il agit selon ce que le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — recommanda à ses Compagnons, c’est excellent.
S’il redoute qu’un empêchement ne survienne et qu’il fait une condition à son Seigneur en disant : « Et si un obstacle me retient, mon lieu de désacralisation sera là où Tu m’auras retenu », cela est également excellent ; car le Prophète — que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui — ordonna à sa cousine Ḍubāʿah bint az-Zubayr ibn ʿAbd al-Muṭṭalib d’émettre cette condition lorsqu’elle était souffrante, craignant que la maladie ne l’empêche d’atteindre la Maison, sans pour autant l’imposer à tout pèlerin.
De même, si le muḥrim souhaite se parfumer le corps, cela est louable, et on ne l’y oblige pas.
(1) Dans les variantes (j) et (d) : « قصداً » (exprès).
(2) Dans (d) : « ولو » (et cependant / quoiqu’).
(3) Son mot « أيضاً » (également) est omis dans (d).
(4) L’école (madhhab) recommande de formuler la condition en toute circonstance. Voir : Kachf al-Qināʿ, vol. 2, p. 409. Cheikh al-Islām a estimé que l’ishṭirāṭ est recommandé pour le muḥrim s’il craint un manquement, et non dans le cas contraire, conciliant ainsi les traditions. Voir : al-Furūʿ, vol. 5, p. 329 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 173.
(5) Dans (d) : « أن اشترطي على ربك » (que tu formules une condition à ton Seigneur).
حيثُ الجملةُ، ولا يَعْرِفُ هذا التفصيلَ؛ جازَ.
ولَوْ أَهَلَّ ولَبَّى كما يَفعلُ الناسُ قاصِدًا
(١)
للنُّسُكِ، ولم يُسَمِّ شيئًا بلفظِهِ، ولا
(٢)
قَصَدَ بقلبِه لَا تمتُّعًا ولا إفرادًا ولا قِرَانًا؛ صَحَّ حجُّهُ أيضًا
(٣)
، وفَعَلَ واحدًا مِنَ الثلاثةِ، فإنْ فَعَلَ ما أَمَرَ بهِ النبيُّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ أصحابَهُ كانَ حسنًا.
وإنِ اشترطَ على رَبِّهِ خوفًا مِنَ العارِضِ فقالَ:
(وإنْ حَبَسَنِي حابِسٌ فمَحِلِّي حيثُ حَبَسْتَنِي)
؛ كانَ حسنًا
(٤)
؛ فإنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ أَمَرَ ابنةَ عَمِّهِ ضُبَاعَةَ بنتَ الزُّبيرِ بنِ عبدِ المطلبِ أَنْ تشترِطَ على رَبِّها
(٥)
لَمَّا كانتْ شاكيةً، فخافَ أنْ يَصُدَّهَا المرضُ عنِ البيتِ، ولم يكنْ يأمرُ بذلكَ كلَّ مَنْ حَجَّ.
وكذلك إنْ شاءَ الْمُحْرِمُ أنْ يتطيَّبَ في بدنِه فهو حَسَنٌ، ولا يُؤْمَرُ
(١) في (ج) و (د): (قصداً).
(٢) في (د): (ولو).
(٣) قوله: (أيضاً) سقط من (د).
(٤) المذهب: يستحب الاشتراط مطلقاً. ينظر: كشاف القناع ٢/ ٤٠٩.
واختار شيخ الإسلام: استحباب الاشتراط للمحرم إن كان خائفًا، وإلا فلا؛ جمعًا بين الأخبار. ينظر: الفروع ٥/ ٣٢٩، اختيارات البعلي ص ١٧٣.
(٥) في (د): (أن اشترطي على ربك).