(1) Par ailleurs, les pieux prédécesseurs ont divergé à ce sujet : doit-on le considérer comme un pèlerin accomplissant le tamattuʿ, tenu alors de sacrifier une bête, ou non ?
(2) Et cette ʿumrah est-elle suffisante pour s’acquitter de la ʿumrah de l’Islam, ou pas ?
(3) Quant au Prophète — que les prières et la paix d’Allāh soient sur lui —, il accomplit, après son Hégire, quatre ʿumrah : la ʿumrah de al-Hudaybiyah ; il atteignit al-Hudaybiyah — et al-Hudaybiyah (4) se trouve derrière la montagne.
Ses compagnons qui ont effectué le hajj avec lui — en réalité personne d’autre — comment se fait-il qu’il soit préférable à ce qu’ils ont accompli par son ordre ?! En vérité, on ne connaît qu’ʿAïcha comme ayant accompli la ʿUmra depuis La Mecque à l’époque du Prophète ﷺ, ni lors du pèlerinage d’adieu, ni avant, ni après ; de surcroît, selon l’une des deux chaînes de transmission d’Imâm Aḥmad, cette ʿUmra ne remplace pas la ʿUmra islâmique, et pour certains savants elle était une mutʿa, tandis qu’un groupe de savants réprouve la ʿUmra en dhu l-ḥijja. Or, ʿAïcha, quand elle accomplissait le hajj, attendait patiemment l’entrée du mois de l’iḥrâm puis entrait en état d’iḥrâm depuis al-Juhfa ; elle ne faisait donc pas la ʿUmra depuis l’entrée la plus proche de la Kaʿba, ni durant dhu l-ḥijja.
Et dans al-Inṣāf, vol. 4, p. 57 : « L’émir al-faqīh Taqī-d-Dīn déteste la sortie de La Mecque pour accomplir une ʿUmra lorsqu’il s’agit d’un acte surérogatoire ; il déclare que c’est une bidʿa, car ni le Prophète ﷺ ni aucun compagnon ne l’ont pratiquée de son vivant, si ce n’est ʿAïcha, ni en Ramadan ni à une autre époque, et ceci à l’unanimité. »
(1) Dans (a) et (b) : lire « wa-in ».
(2) Selon la version d’Aḥmad : nul ne doit offrir de hady s’il accomplit la ʿUmra après le hajj. Voir : Masāʾil Ibn Ḥānīʾ, vol. 1, p. 141.
(3) La ʿUmra depuis al-Tanʿīm : remplace la ʿUmra islâmique pour les ḥanābilites et les shâfiʿites. Selon l’imâm Aḥmad, elle ne peut remplacer la ʿUmra obligatoire. Voir : Ṭuhfat al-Muḥtāj, vol. 4, p. 49 ; al-Inṣāf, vol. 4, p. 56. Les ḥanafites et les mālikites ne reconnaissent pas l’obligation même de la ʿUmra, position adoptée par le cheikh al-Islām. Voir : Badāʾiʿ al-Ṣanāʾiʿ, vol. 2, p. 226 ; Bidāyat al-Mujtahid, vol. 2, p. 87 (al-Ikhtiyārāt, p. 170).
(4) La mention « wa-l-Ḥudaybiyya » est omise dans (b) et (d).
وقد
(١)
تنازَعَ السلفُ في هذا: هلْ يكونُ متمتِّعًا عليه دمٌ، أمْ لَا؟
(٢)
وهلْ تُجْزِئُهُ هذه العمرةُ عنْ عمرةِ الإسلامِ، أمْ لَا؟
(٣)
وقدِ اعتمرَ النبيُّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ بعدَ هِجْرَتِهِ أربعَ عُمَرٍ:
عمرةَ الْحُدَيْبِيَةِ؛ وَصَلَ إلى الحديبيةِ -والحديبيةُ
(٤)
وراءَ الجبلِ
= أصحابه الذين حجوا معه، بل ولا غيرهم، كيف يكون هو الأفضل مما فعلوه معه بأمره؟ ! بل لم يعرف أن أحدًا اعتمر من مكة على عهد رسول الله صلى الله عليه وسلم إلا عائشة، لا في حجة الوداع ولا قبلها ولا بعدها؛ بل هذه العمرة لا تجزئ عن عمرة الإسلام في إحدى الروايتين عن أحمد، وعند بعض أهل العلم أنها متعة، وتكره العمرة في ذي الحجة عند طائفة من أهل العلم، مع أن عائشة كانت إذا حجت صبرت حتى يدخل المحرم، ثم تحرم من الجحفة، فلم تكن تعتمر من أدنى الحل، ولا في ذي الحجة).
وفي الإنصاف ٤/ ٥٧: (كره الشيخ تقي الدين الخروج من مكة للعمرة إذا كان تطوعًا، وقال: هو بدعة؛ لأنه لم يفعله عليه أفضل الصلاة والسلام، ولا صحابي على عهده إلا عائشة، لا في رمضان ولا في غيره اتفاقًا).
(١) في (أ) و (ب): (وإن).
(٢) والمنصوص عن أحمد: لا يجب على من اعتمر بعد الحج هديٌ. ينظر: مسائل ابن هانئ ١/ ١٤١.
(٣) العمرة من التنعيم: تجزئ عن عمرة الإسلام عند الحنابلة والشافعية.
وعن الإمام أحمد: لا تجزئ عن العمرة الواجبة. ينظر: تحفة المحتاج ٤/ ٤٩، الإنصاف ٤/ ٥٦.
وأما الحنفية والمالكية: فلا يرون وجوب العمرة أصلاً، واختاره شيخ الإسلام. ينظر: بدائع الصنائع ٢/ ٢٢٦، بداية المجتهد ٢/ ٨٧ الاختيارات ص ١٧٠.
(٤) قوله: (والحديبية) سقط من (ب) و (د).