elle seule ; car elle avait eu ses menstrues et il ne lui fut donc pas possible d’accomplir le ṭawāf, puisque le Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — a dit : « La femme en état de menstrues accomplit tous les rites, à l’exception du ṭawāf autour de la Maison. » Il lui enjoignit dès lors d’entrer en iḥrām pour le ḥajj et d’abandonner les actes de la ʿumrah, car elle était en situation de tamattuʿ. Par la suite, elle sollicita du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — qu’il lui permît d’accomplir une ʿumrah ; il l’envoya donc avec son frère ʿAbd ar-Raḥmān, et elle effectua la ʿumrah depuis Tanʿīm. Tanʿīm est la limite du Ḥill la plus proche de La Mecque, et l’on y trouve aujourd’hui des mosquées appelées « les mosquées de ʿĀʾishah ». Celles-ci n’existaient pas à l’époque du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — ; elles furent érigées plus tard comme marque du lieu d’où ʿĀʾishah — qu’Allāh l’agrée — entra en iḥrām. Le fait d’entrer dans ces mosquées et d’y prier — pour celui qui les traverse alors qu’il est en iḥrām — n’est ni une obligation ni une Sunna ; s’y rendre délibérément et croire que cela est recommandé ;
(1) Dans (B) : « قد كانت ». (2) Le texte entre crochets a été omis dans (B). (3) Rapporté par Ibn Abî Shayba (n° 14363) d’après le hadîth de ʿÂisha (qu’Allâh l’agrée), dont l’original se trouve chez al-Bukhârî (305) et Muslim (1211) d’après le même hadîth de ʿÂisha (qu’Allâh l’agrée) avec le libellé : « Fais ce que fait le pèlerin, sauf que tu ne tournes pas autour de la Kaʿba tant que tu n’es pas purifiée. » (4) Dans (B) : « وأمرها ». (5) Rapporté par al-Bukhârî (316) et Muslim (1211) d’après le hadîth de ʿÂisha (qu’Allâh l’agrée). (6) Le mot « على » a été omis dans (D). (7) Dans (B) et (D) : « ولا الصلاة ». (8) Dans (B) : « واعتقد ».
وحدَها؛ لأنَّها كانتْ قدْ (١) حاضَتْ، فلم يُمْكِنْهَا الطوافُ؛ [لأنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ قالَ: «تَقْضِي الْحَائِضُ الْمَنَاسِكَ كُلَّهَا إِلَّا الطَّوَافَ] (٢) بِالْبَيْتِ» (٣) ، فَأَمَرَهَا (٤) أنْ تُهِلَّ بالحجِّ وتَدَعَ أفعالَ العمرةِ؛ لأنَّها كانتْ مُتَمَتِّعَةً، ثُمَّ إنَّها طلبتْ مِنَ النبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ أنْ يُعْمِرَهَا، فأَرسلَها مع أَخِيهَا عبدِ الرحمنِ فاعتمرتْ مِنَ التَّنْعِيمِ (٥) . والتنعيمُ هو أقربُ الحِلِّ إلى مكةَ، وبه اليومَ المساجدُ التي تسمَّى: «مساجدَ عائشةَ» ، ولم تكنْ هذِه على عَهْدِ النبيِّ صلَّى اللهُ عليه وسلَّمَ، وإنَّما بُنِيَتْ بعدَ ذلك علامةً على (٦) المكانِ الذي أَحْرَمَتْ منه عائشةُ رضي الله عنها. وليس دخولُ هذهِ المساجدِ والصلاةُ (٧) فيها - لِمَنِ اجتازَ بِهَا مُحْرِمًا - لَا فرضًا ولا سُنَّةً، بلْ قَصْدُ ذلك واعتقادُ (٨) أنَّهُ يُسْتَحَبُّ؛
(١) في (ب): (قد كانت). (٢) ما بين معقوفين سقط من (ب). (٣) أخرجه ابن أبي شيبة (١٤٣٦٣) من حديث عائشة رضي الله عنها، وأصله في البخاري (٣٠٥)، ومسلم (١٢١١) من حديث عائشة رضي الله عنها بلفظ: «فافعلي ما يفعل الحاج، غير أن لا تطوفي بالبيت حتى تطهري». (٤) في (ب): (وأمرها). (٥) أخرجه البخاري (٣١٦)، ومسلم (١٢١١) من حديث عائشة رضي الله عنها. (٦) قوله: (على) سقط من (د). (٧) في (ب) و (د): (ولا الصلاة). (٨) في (ب): (واعتقد).