elle seule ; car elle avait eu ses menstrues et il ne lui fut donc pas possible d’accomplir le ṭawāf, puisque le Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — a dit : « La femme en état de menstrues accomplit tous les rites, à l’exception du ṭawāf autour de la Maison. » Il lui enjoignit dès lors d’entrer en iḥrām pour le ḥajj et d’abandonner les actes de la ʿumrah, car elle était en situation de tamattuʿ. Par la suite, elle sollicita du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — qu’il lui permît d’accomplir une ʿumrah ; il l’envoya donc avec son frère ʿAbd ar-Raḥmān, et elle effectua la ʿumrah depuis Tanʿīm.
Tanʿīm est la limite du Ḥill la plus proche de La Mecque, et l’on y trouve aujourd’hui des mosquées appelées « les mosquées de ʿĀʾishah ». Celles-ci n’existaient pas à l’époque du Prophète — paix et bénédictions d’Allāh sur lui — ; elles furent érigées plus tard comme marque du lieu d’où ʿĀʾishah — qu’Allāh l’agrée — entra en iḥrām.
Le fait d’entrer dans ces mosquées et d’y prier — pour celui qui les traverse alors qu’il est en iḥrām — n’est ni une obligation ni une Sunna ; s’y rendre délibérément et croire que cela est recommandé ;