– Quant au sacrifice d’uḍḥiyah, l’avis le plus manifeste est qu’il est également obligatoire (1), car il relève des plus grandes marques cultuelles de l’Islam. L’obligation en a été formulée comme opinion dans l’école d’Aḥmad ; c’est aussi la position d’Abū Ḥanīfah, ainsi que l’un des deux avis rapportés de Mālik, voire l’opinion apparente de son école. [Majmūʿ al-Fatāwā 23/162]
– S’il immole une seule brebis pour lui-même et pour les membres de sa famille, cela est suffisant selon l’avis le plus probant des savants. Tel est le madhhab de Mālik, d’Aḥmad et d’autres, car les Compagnons – qu’Allah les agrée – avaient cette pratique. [Majmūʿ al-Fatāwā 26/310]
– Il est permis d’offrir, en guise d’uḍḥiyah, une bête ovine plus jeune qu’un jadhʿ pour celui qui, par ignorance de la règle, a immolé avant la prière de l’Aïd (2) et ne possède pas d’autre animal pouvant être compté comme uḍḥiyah ou autre sacrifice, conformément à l’affaire d’Abū Burdah b. Niyār. Quant à la parole du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – : « Elle ne suffira pour personne après toi », il faut la comprendre ainsi : « après ton cas particulier ». [Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 177]
– La récompense de l’uḍḥiyah est, en toute circonstance, proportionnelle à sa valeur (3). [Al-Furūʿ 6/86 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 178]