Cinq ʿumrah, six ʿumrah, ou un nombre similaire, ou encore le fait, pour celui qui estime que l’on peut entrer en iḥrām pour la ʿumrah à partir de La Mecque, d’accomplir une ʿumrah chaque jour, voire deux par jour : tout cela est jugé répréhensible par consensus des pieux prédécesseurs de la communauté. Aucun d’entre eux ne l’a pratiqué ; bien au contraire, ils se sont accordés pour en blâmer la pratique. Et même si un groupe de juristes parmi les disciples d’aš-Šāfiʿī et d’Aḥmad l’a tenue pour méritoire, ils ne disposent, en réalité, d’aucune preuve recevable, sinon un simple raisonnement analogique général – arguant qu’il s’agirait de multiplier les actes d’adoration – ou l’appui sur des textes généraux évoquant le mérite de la ʿumrah, et ainsi de suite. Il ressort donc, d’après ce que nous avons exposé de la Sunna et de l’accord des pieux prédécesseurs, qu’il n’est pas recommandé – mais bien réprouvé – d’enchaîner les ʿumrah pour celui qui entre en iḥrām depuis le miqāt ; il va de soi que celui qui multiplie les ʿumrah à partir de La Mecque, durant le mois de Ramaḍān ou à un autre moment, mérite à plus forte raison cette réprobation (1). Lorsque l’Imâm désigne quelqu’un pour accomplir le ḥajj afin d’assurer la protection (khifārah) d’un groupe de pèlerins, parmi les soldats inscrits au dīwān, et qu’il ordonne à ceux qui ne partent pas de fournir à ce pèlerin ce dont il a besoin, celui-ci obtient, pour cela, une récompense licite. En effet, il se déplace de sa personne tandis que les autres contribuent de leurs biens ; telle est la justice qui doit prévaloir entre tous, qu’une telle clause ait été stipulée dans leur iqṭāʿ ou non. Il récolte ainsi à la fois la récompense du ḥajj et celle du jihād, en défendant la caravane et en préservant l’inviolabilité du pèlerinage vers la Maison d’Allah, Exalté soit-Il.
(1) Selon l’école, il est recommandé de la répéter pendant le mois de Ramadan. (Sharḥ al-Muntaḥā, t. 1, p. 595.)
خمس عمر أو ست عمر ونحو ذلك، أو يعتمر من يرى العمرة من مكة كل يوم عمرة أو عمرتين؛ فهذا مكروه باتفاق سلف الأمة، لم يفعله أحد من السلف، بل اتفقوا على كراهيته، وهو وإن كان استحبه طائفة من الفقهاء من أصحاب الشافعي وأحمد؛ فليس معهم في ذلك حجة أصلًا إلا مجرد القياس العام، وهو أن هذا تكثير للعبادات، أو التمسك بالعمومات في فضل العمرة ونحو ذلك) [مجموع الفتاوى ٢٦/ ٢٧٠، الفروع ٦/ ٧١] . - فإذا كان قد تبين بما ذكرناه من السنة واتفاق سلف الأمة: أنه لا يستحب بل تكره الموالاة بين العمرة لمن يحرم من الميقات؛ فمن المعلوم أن الذي يوالي بين العمر من مكة في شهر رمضان أو غيره أولى بالكراهة (١) . [مجموع الفتاوى ٢٦/ ٢٩٠] . - وإذا ندب الإمام من يحج لخفارة من الحاج من الجند المرتبين في الديوان، وأمر الجماعة الذين لم يخرجوا أن يعطوا الذي يحج ما يحتاجه: فله أجر ذلك، وهو حلال، فإن هذا خرج بنفسه وهؤلاء بأموالهم، وهذا الذي ينبغي أن يكون عدلًا بين الجميع، وسواء شرط هذا عليهم في الإقطاع أو لا، وله أجر الحج وأجر الجهاد بالدفع عن الوفد وإقامة حرمة الحج إلى بيت الله تعالى. [مختصر الفتاوى المصرية ١/ ٤٨٠، الفروع ٦/ ٧٥، اختيارات البعلي ١٧٧] .
(١) والمذهب: يستحب تكرارها في رمضان. شرح المنتهى ١/ ٥٩٥.