Les interdits de l’iḥrām
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Celui qui a eu un rapport sexuel après la première désacralisation : il doit accomplir une ʿumrah, sans aucune condition, ainsi que le stipulent explicitement les textes rapportés de l’imâm Aḥmad (1).
[Majmūʿ al-Fatāwā 20/375 ; al-Furūʿ 5/458 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 174]
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Le principe que montrent le Livre et la Sunnah est que quiconque commet un interdit par oubli n’est pas considéré comme ayant désobéi ; aucune des adorations n’en est donc annulée. Il n’y a, à cet égard, aucune différence entre le rapport sexuel et les autres interdictions, que l’on soit en état d’iḥrām ou de jeûne.
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L’avis le plus manifeste à propos de l’oubliant et de celui qui se trompe lorsqu’ils commettent un interdit est qu’ils ne sont redevables, pour cela, que de l’indemnisation relative au gibier (2).
[Majmūʿ al-Fatāwā 20/570 – 25/226 ; al-Furūʿ 5/447]
(1) Selon la doctrine, il est obligatoire d’entrer en état d’ihram depuis un état licite, afin de concilier les états licite et sacré et de circumambuler dans un ihram valide. (al-Inṣāf, t. 3, p. 500.)
(2) Selon la doctrine, pour l’acte sexuel, il n’y a pas de distinction entre la personne négligente et celle qui l’a commis volontairement. Quant aux autres interdictions de l’ihram, celles qui relèvent de l’atteinte directe (itlāf) – à savoir le rapport sexuel, la chasse, la coupe des ongles et le rasage de la tête – sont traitées de manière identique, qu’elles soient commises sciemment, par ignorance ou par oubli, tandis que celles qui n’impliquent pas d’atteinte (le port de vêtements cousus, l’usage de parfum et la couverture de la tête) sont excusées lorsqu’elles résultent d’ignorance ou d’oubli et n’entraînent pas de fidya. (Voir al-Inṣāf, t. 3, p. 527.)
محظورات الإحرام
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ومن جامع بعد التحلل الأول:
يعتمر مطلقًا، وعليه نصوص أحمد
(١)
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[مجموع الفتاوى ٢٠/ ٣٧٥، الفروع ٥/ ٤٥٨، اختيارات البعلي ص ١٧٤]
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والأصل الذي دل عليه الكتاب والسنة:
أن من فعل محظورًا ناسيًا لم يكن قد فعل منهيًّا عنه؛ فلا يبطل بذلك شيء من العبادات، ولا فرق بين الوطء وغيره، سواء كان في إحرام أو صيام.
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فأظهر الأقوال في الناسي والمخطئ إذا فعل محظورًا:
ألا يضمن من ذلك إلا جزاء الصيد
(٢)
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[مجموع الفتاوى ٢٠/ ٥٧٠ - ٢٥/ ٢٢٦، الفروع ٥/ ٤٤٧]
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(١) والمذهب: يلزمه أن يحرم من الحل، ليجمع بين الحل والحرم؛ ليطوف في إحرام صحيح. الإنصاف ٣/ ٥٠٠.
(٢) والمذهب: أن الجماع يستوي فيه الساهي والعامد، وأما باقي محظورات الإحرام: فما كان من قبيل الإتلاف؛ وهي المباشرة والصيد والتقليم والحلق، فيستوي العمد والجهل والسهو، وما لم يكن من قبيل الإتلاف وهي لبس المخيط والطيب وتغطية الرأس فيعذر بالجهل والنسيان ولا فدية عليه. ينظر: الإنصاف ٣/ ٥٢٧.