sa propre personne ; dès lors, il ne sera pas considéré comme martyr.
[al-Furūʿ, 5/239 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 171]
– Il est permis de prélever la khafāra – droit de protection – lorsqu’il y a nécessité de défendre la personne protégée ; elle devient illicite en l’absence d’un tel besoin, à l’image de ce que le sultan perçoit de ses administrés.
[Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 171]
– Toute femme qui se sait en sécurité est tenue d’accomplir le ḥajj même sans maḥram. Abū al-ʿAbbās dit : « Cet avis vaut pour tout voyage entrepris dans un but d’obéissance. »
[al-Furūʿ, 5/245 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 171]
– Si la femme figure parmi les “cāʾidāt” (celles qui n’ont plus de menstrues, ont perdu tout espoir de mariage) et qu’elle ne possède aucun maḥram, il lui est permis, selon l’un des deux avis des savants, de partir en pèlerinage avec une personne digne de confiance ; tel est l’un des deux récits rapportés d’Aḥmad et l’opinion de Mālik et d’al-Shāfiʿī (1).
[Majmūʿ al-Fatāwā, 5/13]
– Abū al-ʿAbbās a jugé, dans les Fatāwā miṣriyya, que la femme ne voyage pour le ḥajj qu’en compagnie de son époux ou d’un proche parent (maḥram).
[Sharḥ al-ʿUmda, 4/75 ; Ikhtiyārāt al-Baʿlī, p. 172]
– Le maḥram est l’époux de la femme, ou toute personne rendue définitivement illicite pour elle par lien de sang ou par autre cause, même si ce lien découle d’un rapport charnel équivoque (2).
[(1) L’opinion majoritaire est que le māḥram fait partie des conditions requises pour l’obligation, comme la capacité (al-istiṭāʿa) et autres. Al-Inṣāf, t. 3, p. 140.
(2) Il est commenté dans al-Furūʿ, t. 5, p. 247 : « Et ce que désigne, selon Dieu le sait mieux, la shubha (la situation litigieuse), c’est ce dont un groupe a établi avec certitude qu’il s’agit d’une pénétration illicite en situation douteuse (waṭʾ ḥarām maʿa shubha), tel le cas de l’esclave partagée et autres. Toutefois, dans al-Inṭiṣār, à propos de la question de l’interdiction de l’alliance par mariage (taḥrīm al-maṣāraha) que notre cheikh a évoquée, il est indiqué que la pénétration dans un mariage invalide est assimilée à une pénétration en situation douteuse (waṭʾ bi-shubha). »
نفسه، فلا يكون شهيدًا.
[الفروع ٥/ ٢٣٩، اختيارات البعلي ص ١٧١]
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- وتجوز الخفارة عند الحاجة إليها في الدفع عن المخفر، ولا يجوز مع عدمها، كما يأخذه السلطان من الرعايا.
[اختيارات البعلي ص ١٧١]
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- وتحج كل امرأة آمنة مع عدم محرم،
قال أبو العباس:
وهذا متوجه في سفر كل طاعة.
[الفروع ٥/ ٢٤٥، اختيارات البعلي ص ١٧١]
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- إن كانت من القواعد اللاتي لم يحضن وقد يئست من النكاح ولا محرم لها؛ فإنه يجوز في أحد قولي العلماء أن تحج مع من تأمنه، وهو إحدى الروايتين عن أحمد ومذهب مالك والشافعي
(١)
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[مجموع الفتاوى ٥/ ١٣]
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وصحح أبو العباس في الفتاوى المصرية:
أن المرأة لا تسافر للحج إلا مع زوج أو ذي محرم.
[شرح العمدة ٤/ ٧٥، اختيارات البعلي ص ١٧٢]
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والمحرم:
زوج المرأة، أو من تحرم عليه على التأبيد بنسب أو سبب، ولو كان النسب وطء شبهة
(٢)
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(١) والمذهب: أن المحرم من شرائط الوجوب، كالاستطاعة وغيرها. الإنصاف ٣/ ١٤٠.
(٢) قال في الفروع ٥/ ٢٤٧: (والمراد والله أعلم بالشبهة ما جزم به جماعة: الوطء الحرام مع الشبهة؛ كالجارية المشتركة ونحوها, لكن ذكر في الانتصار في مسألة تحريم المصاهرة وذكره شيخنا: أن الوطء في نكاح فاسد كالوطء بشبهة).