Et la religion n’est autre que ce qu’il a légiféré ; quant à Allāh, Il est l’unique Divinité adorée, l’Unique qu’on implore, auprès de Qui l’on recherche secours, Celui que l’on craint, que l’on espère et en Qui l’on place sa confiance. Le Très-Haut a dit : « Quiconque obéit à Allāh et à Son Messager, craint Allāh et observe la piété envers Lui, ceux-là sont les triomphants. » (An-Nūr, 52) Ainsi, Il a joint l’obéissance à Allāh et à Son Messager, tout comme Il – exalté soit-Il – a dit : « Quiconque obéit au Messager a certes obéi à Allāh. » (An-Nisāʾ, 80) Il a, en revanche, réservé la crainte révérencielle et la piété à Allāh seul, sans associé ; ainsi, le Très-Haut a dit : « Si seulement ils s’étaient satisfaits de ce qu’Allāh et Son Messager leur avaient donné et avaient dit : “Allāh nous suffit ; Allāh nous accordera, ainsi que Son Messager, de Sa grâce. En vérité, c’est vers Allāh que nous nous tournons avec désir.” » (At-Tawbah, 59) Il a donc attribué l’acte de donner à Allāh et à Son Messager, comme Il – exalté soit-Il – a dit : « Ce que le Messager vous donne, prenez-le, et ce qu’il vous interdit, abstenez-vous-en. » (Al-Ḥashr, 7) Il n’appartient donc à personne de prendre quoi que ce soit si ce n’est ce que le Messager (1) lui a rendu licite, même si Allāh le lui a accordé (2) du point de vue du pouvoir et de la royauté ; car c’est Lui qui accorde la royauté à qui Il veut et l’arrache à qui Il veut. C’est pour cela que le Prophète – que la prière et le salut d’Allāh soient sur lui – disait, lorsqu’il se redressait du rukūʿ et après la salutation finale : « Ô Allāh (3), nul ne peut retenir ce que Tu donnes, nul ne peut donner ce que Tu retiens, et la fortune du nanti ne lui est d’aucune utilité devant Toi. » (4) C’est-à-dire : celui à qui Tu as accordé la fortune – et celle-ci
(1) Le mot « له » est omis dans les manuscrits C et D. (2) Dans le manuscrit B : « وذلك ». (3) Le mot « اللَّهُمَّ » est omis dans B. (4) Rapporté par al-Bukhârî (n° 844) et Muslim (n° 593) d’après le hadith de al-Mughîra ibn Cha‘ba (qu’Allâh l’agrée).
والدِّينُ ما شَرَعَهُ، واللهُ هو المعبودُ الْمَسْؤُولُ الْمُسْتَعانُ بِهِ الَّذِي يُخَافُ ويُرْجَى ويُتَوَكَّلُ عليه. قالَ تعالَى: {وَمَنْ يُطِعِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ وَيَخْشَ اللَّهَ وَيَتَّقْهِ فَأُولَئِكَ هُمُ الْفَائِزُونَ} [النور: ٥٢] ، فجعلَ الطاعةَ للهِ والرسولِ، كمَا قالَ تعالَى: {مَنْ يُطِعِ الرَّسُولَ فَقَدْ أَطَاعَ اللَّهَ} [النساء: ٨٠] ، وجعلَ الخشيةَ والتَّقوَى للهِ وحدَه لا شريكَ له، فقالَ تعالَى: {وَلَوْ أَنَّهُمْ رَضُوا مَا آتَاهُمُ اللَّهُ وَرَسُولُهُ وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ سَيُؤْتِينَا اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ وَرَسُولُهُ إِنَّا إِلَى اللَّهِ رَاغِبُونَ} [التوبة: ٥٩] ، فأضافَ الإيتاءَ إلى اللهِ والرسولِ، كمَا قالَ تعالَى: {وَمَا آتَاكُمُ الرَّسُولُ فَخُذُوهُ وَمَا نَهَاكُمْ عَنْهُ فَانْتَهُوا} [الحشر: ٧] . فليسَ لأحدٍ أنْ يَأْخُذَ إلَّا مَا أَبَاحَهُ له (١) الرسولُ وإنْ كانَ اللهُ آتاهُ ذلِكَ (٢) مِنْ جهةِ القدرةِ والْمُلْكِ؛ فإنَّهُ يُؤْتِي الْمُلْكَ مَنْ يشاءُ، ويَنْزِعُ الْمُلْكَ مِمَّنْ يشاءُ، ولهذَا كانَ النَّبيُّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يقولُ في الاعتدالِ مِنَ الركوعِ وبعدَ السلامِ: «اللَّهُمَّ (٣) لَا مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ، وَلَا مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَلَا يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ» (٤) ، أيْ: مَن آتيتَهُ جَدًّا -وهو
(١) قوله: (له) سقط من (ج) و (د). (٢) في (ب): (وذلك). (٣) قوله: (اللَّهمَّ): سقط من (ب). (٤) رواه البخاري (٨٤٤)، ومسلم (٥٩٣) من حديث المغيرة بن شعبة رضي الله عنه.