car il – que la prière et le salut d’Allāh soient sur lui – a dit :
« Quiconque appelle à une guidée recevra, en récompense, l’équivalent des récompenses de ceux qui l’auront suivie, sans que rien ne soit retranché de leurs récompenses. » (1)
Et c’est lui qui a appelé sa communauté à tout bien ; chaque bien qu’un membre de la communauté accomplit lui assure donc une récompense équivalente. Il n’avait donc pas besoin (2) que l’on lui dédie la rétribution d’une prière, d’une aumône ou d’une récitation de la part (3) de quiconque ; car (4) il reçoit l’équivalent de la récompense de ce qu’ils accomplissent, sans que leurs récompenses en soient diminuées d’aucune façon.
Quiconque lui obéit davantage et le suit plus complètement est celui qui lui est le plus proche ici-bas et dans l’au-delà. Le Très-Haut a dit :
« Dis : “Voici ma voie : j’appelle à Allāh, moi et ceux qui me suivent, sur la base d’une claire clairvoyance.” » (Yūsuf, 108)
Et il – que la prière et le salut d’Allāh soient sur lui – a dit : « Certes, (5) les gens de la famille des Banû (6) Untel ne sont pas mes alliés (7) ; mon allié, c’est Allāh et les pieux croyants. » (8)
Il est, en vérité, plus proche de chaque croyant que sa propre personne ; il est l’intermédiaire entre Allāh et Ses créatures pour leur transmettre Ses ordres, Ses interdictions, Ses promesses et Ses menaces. Le licite (9) est ce qu’il a déclaré licite, et l’illicite est ce qu’il a déclaré illicite.
(1) Rapporté par Muslim (n° 2674) d’après le hadith d’Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui).
(2) La formule « ṣallā llāhu ʿalayhi wa sallama yaḥtāju an » est omise dans la lecture (A), et dans la lecture (D) on trouve ajouté « ilā ».
(3) Le mot « min » est omis dans la lecture (B).
(4) L’expression « min aḥadin ; fa-inna » se lit dans la lecture (C) sous la forme « mimmman kāna ».
(5) La particule « inna » est omise dans la lecture (D).
(6) Dans les lectures (A) et (B), on lit « banī ».
(7) Le mot « lī » est omis dans la lecture (B).
(8) Rapporté par al-Bukhārī (n° 5990) et Muslim (n° 215) d’après le hadith de ʿAmr ibn al-ʿĀṣ (qu’Allah soit satisfait de lui).
(9) Dans la lecture (B), on lit « fa-inna al-ḥalāl ».
صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ قال:
«مَنْ دَعَا إِلَى هُدًى؛ فَلَهُ مِنَ الْأَجْرِ مِثْلُ أُجُورِ مَنِ اتَّبَعَهُ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَنْقُصَ مِنْ أُجُورِهِمْ شَيْئًا»
(١)
، وَهُوَ الذِي دَعَا أُمَّتَهُ إلى كلِّ خيرٍ، فكلُّ خيرٍ يعملُه أحدٌ مِنَ الأمَّةِ فله مثلُ أَجْرِهِ، فلم يكنْ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يحتاجُ
(٢)
أنْ يُهْدَى إليهِ ثوابُ صلاةٍ أو صدقةٍ أو قراءةٍ مِنْ
(٣)
أحدٍ؛ فإنَّ
(٤)
له مثلَ أَجْرِ ما يعملونَهُ مِنْ غيرِ أنْ يَنْقُصَ من أجورِهم شيئًا.
وكلُّ مَنْ كانَ له أَطْوَعَ وأَتْبَعَ؛ كانَ أَوْلَى الناسِ به في الدُّنْيَا والآخرةِ،
قالَ تعالَى:
{قُلْ هَذِهِ سَبِيلِي أَدْعُو إِلَى اللَّهِ عَلَى بَصِيرَةٍ أَنَا وَمَنِ اتَّبَعَنِي}
[يوسف: ١٠٨]
،
وقالَ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ:
«إِنَّ
(٥)
آل بني
(٦)
فُلَانٍ لَيْسُوا لِي
(٧)
بِأَوْلِيَاءَ، إِنَّمَا وَلِيِّيَ اللَّهُ وَصَالِحُ الْمُؤْمِنِينَ»
(٨)
، وهوَ أَوْلَى بكلِّ مؤمنٍ مِنْ نفسِه، وهو الواسطةُ بينَ اللهِ وبينَ خَلْقِهِ في تبليغِ أَمْرِهِ ونَهْيِهِ ووَعْدِهِ ووَعِيدِهِ، فالحلالُ
(٩)
ما حَلَّلَهُ، والحرامُ ما حَرَّمَهُ،
(١) رواه مسلم (٢٦٧٤) من حديث أبي هريرة رضي الله عنه.
(٢) قوله: (صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ يحتاجُ أن) سقط من (أ)، وزيد في (د): (إلى).
(٣) قوله: (من): سقط من (ب).
(٤) قوله: (من أحدٍ؛ فإنَّ) هو في (ج): (ممَّن كان).
(٥) قوله: (إنَّ): سقط من (د).
(٦) في (أ) و (ب): (بني).
(٧) قوله: (لي): سقط من (ب).
(٨) رواه البخاري (٥٩٩٠)، ومسلم (٢١٥) من حديث عمرو بن العاص رضي الله عنه.
(٩) في (ب): (فإنَّ الحلال).