Et pour cette raison, les pieux prédécesseurs multipliaient la prière et le salut sur lui (1) en tout lieu et à toute époque, sans pour autant se réunir auprès de sa tombe : ni (2) pour achever une lecture complète du Coran, ni pour allumer (3) des chandelles, offrir nourriture et boisson, déclamer (4) des qasîdas, ou quoi que ce soit de semblable ; tout cela relève des innovations blâmables. Au contraire, ils se consacraient, dans sa mosquée, à ce qui est prescrit dans l’ensemble des mosquées : la prière, la récitation, l’évocation d’Allāh, l’invocation, la retraite spirituelle, l’enseignement et l’apprentissage du Coran et du savoir, et autres pratiques analogues (5). Ils savaient en effet que lui (6) – que la prière et le salut d’Allāh soient sur lui (7) – reçoit une part équivalente (8) de la récompense de toute bonne œuvre accomplie par sa communauté ; car il
Cheikh al-Islâm écrit dans Majmûʿ al-fatâwâ (1/238) : « Saʿîd b. Manṣûr rapporte dans ses Sunan que ʿAbd Allâh b. al-Ḥasan b. al-Ḥasan b. ʿAlî b. Abî Ṭâlib… » Il en expose le texte, puis ajoute : « Ce sens est également rapporté de ʿAlî b. al-Ḥusayn Zayn al-ʿÂbidîn de son père, lui-même d’après ʿAlî b. Abî Ṭâlib. Cité par Abû ʿAbd Allâh Muhammad b. al-Wâḥid al-Maqdisî al-Ḥâfiẓ dans son Mukhtâruh, jugé plus authentique que le Ṣaḥîḥ d’al-Ḥâkim. » Voir : Al-Aḥâdîth al-Mukhtâra (2/49). Je ne l’ai pas trouvé dans l’édition imprimée des Sunan de Saʿîd.
Variantes manuscrites :
(1) Le mot « عليه » est omis dans les manuscrits A et B.
(2) Le mot « لا » est omis dans le manuscrit C.
(3) Dans A et B, « ولا إيقاد » devient « وإيقاد ».
(4) Dans C et D, « وإنشاد » est donné « ولا إنشاد ».
(5) La formule « والاعتكاف، وتعليم القرآن والعلم وتعلمه، ونحو ذلك » manque dans D.
(6) Dans C et D apparaît « أنَّ النبيَّ ».
(7) Dans B, on trouve l’ajout « قال ».
(8) Le mot « مثل » est omis dans B.