Et l’on y trouve un puits que les ignorants (1) du commun appellent « le puits de ‘Alî » ; ils s’imaginent en effet que ‘Alî y aurait combattu les djinns, ce qui est faux : aucun Compagnon n’a jamais combattu les djinns, et ‘Alî — qu’Allah l’agrée — est d’un rang trop élevé (2) pour que les djinns puissent lui tenir tête.
Ce puits ne possède ni vertu particulière ni blâme, et il n’est pas recommandé d’y jeter une pierre ou quoi que ce soit d’autre.
Quant à al-Juhfah, il y a entre elle et La Mecque environ trois étapes. C’était jadis un village prospère, appelé Mahya‘ah, mais il est aujourd’hui en ruines ; c’est pourquoi (3) les gens se mettent désormais en état de sacralisation avant d’y parvenir, depuis l’endroit nommé Râbigh.
Ce lieu constitue le miqât pour quiconque se rend au pèlerinage en provenance de l’Occident, tels les habitants du Shâm, de l’Égypte et de l’ensemble du Maghreb.
Cependant, les gens du Shâm (4), lorsqu’ils passent par la Ville Prophétique — comme c’est le cas de nos jours — se mettent en état de sacralisation depuis le miqât (5) des habitants de Médine ; c’est, de l’avis unanime, ce qui est préférable pour eux. S’ils retardent (6) l’ihrâm jusqu’à al-Juhfah,