Les dattes Barnî (1) et ‘Ajwah lui sont préférables, et les hadiths rapportés du Prophète – que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui – au sujet de ce genre de mérite ne concernent que ces variétés, comme il est mentionné dans le Ṣaḥîḥ (2) : « Quiconque, au matin, se nourrit de sept dattes ‘ajwah, aucun poison ni sorcellerie ne l’atteindra ce jour-là. » Aucun texte ne rapporte toutefois quoi que ce soit à propos de la Ṣayḥânî (3).
Quant à la parole de certains prétendant qu’elle aurait crié vers le Prophète – que la prière et le salut d’Allâh soient sur lui –, c’est là une méprise de leur part ; son nom vient seulement de son dessèchement, car l’on dit : taṣawwaḥa le fruit lorsque la datte se dessèche.
Il en va de même de l’affirmation de quelques ignorants selon laquelle la source az-Zurqā’ (4) serait venue avec lui depuis
Al-Ṣīḥānī est une variété de datte noire, à chair ferme et d’une douceur prononcée. L’appellation « ṣīḥānī » vient de Ṣīḥān, nom d’un bélier qu’on attachait à un palmier de Médine : ce palmier produisit alors un fruit nommé « ṣīḥānī », par référence à ce bélier.
(1) Dans les manuscrits C et D, on lit « al-barnī ». Al-Azharī, dans son Tahdhīb al-Lugha (t. 15, p. 154), définit « al-barnī » comme « une variété de datte, rouge mêlé de jaune, à chair abondante et d’un goût très doux ».
(2) Rapporté par al-Bukhārī (n° 5445) et Muslim (n° 2047) d’après le hadith de Saʿd b. Abī Waqqāṣ (qu’Allāh l’agrée).
(3) Dans le manuscrit D : « al-ṣīḥāfī ».
(4) ʿAyn az-Zarqāʾ, également appelée ʿAyn al-Azraq, est une source de Médine édifiée sur l’ordre du calife Muʿāwiya b. Abī Sufyān et administrée par Marwān b. al-Ḥakam en tant que gouverneur. Elle prend sa source à Qubāʾ : l’eau est puisée dans un grand puits à l’ouest de la mosquée de Qubāʾ et alimente le masallā. Son nom, « az-Zarqāʾ », fait référence à la couleur bleutée des yeux de Marwān b. al-Ḥakam. Voir Khulāṣat al-Wafāʾ bi-Akhbār Dār al-Muṣṭafā, t. 1, p. 456.
كالبرْنِيِّ
(١)
والعَجْوَةِ، خيرٌ منه، والأحاديثُ إنَّما جاءتْ عنِ النبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ في مثلِ ذلِكَ، كمَا جاءَ في الصحيحِ
(٢)
:
«مَنْ تَصَبَّحَ بِسَبْعِ تَمَرَاتٍ عَجْوَةٍ؛ لَمْ يُصِبْهُ ذَلِكَ الْيَوْمَ سُمٌّ وَلَا سِحْرٌ»
، ولَمْ يَجِئْ عنه فِي الصَّيْحَانِيِّ
(٣)
شيءٌ.
وقولُ بعضِ الناسِ:
إنَّهُ صاحَ بالنبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ؛ جهلٌ منهُ، بَلْ إنَّما سُمِّيَ بذلِكَ لِيُبْسِهِ؛
فإنَّهُ يُقَالُ:
تَصَوَّحَ التمرُ؛ إذا يَبِسَ.
وهذَا كقولِ بعضِ الجُهَّالِ:
إنَّ عَيْنَ الزرقاءِ
(٤)
جاءتْ معه مِنْ
= (والصيحاني ضرب من التمر أسود، صلب الممضغة، شديد الحلاوة. قلت: وسمي صيحانيًّا؛ لأن صيحان اسم كبش كان يربط عند نخلة بالمدينة، فأثمرت ثمرًا صيحانيًّا، فنسب إلى صيحان).
(١) في (ج) و (د): (البرني).
قال الأزهري في تهذيب اللغة (١٥/ ١٥٤): (البرني: ضرب من التمر، أحمر مشرب صفرة، كثير اللحاء، عذب الحلاوة).
(٢) رواه البخاري (٥٤٤٥)، ومسلم (٢٠٤٧) من حديث سعد بن أبي وقاص رضي الله عنه.
(٣) في (د): (الصِّحافي).
(٤) عين الزرقاء، وتسمى أيضاً: عين الأزرق، وهي عين بالمدينة بنيت بأمر من الخليفة معاوية بن أبي سفيان، قام عليها مروان بن الحكم واليه بالمدينة، وأصلها من قباء، مغروفة من بئر كبيرة غربي مسجد قباء وتجري إلى المصلى، وسميت العين بالزرقاء؛ لزرقة عيني مروان بن الحكم. ينظر: خلاصة الوفا بأخبار دار المصطفى ١/ ٤٥٦.