C’est là une innovation (1), semblable à ce que font les chrétiens et ceux qui leur ressemblent parmi les novateurs de cette communauté (2), lorsqu’ils rangent le pèlerinage et la prière parmi leurs pratiques de polythéisme et d’innovations. C’est pour cette raison que, lorsque quelques-unes de ses épouses évoquèrent devant lui une église située en Abyssinie, mentionnant sa beauté et les images qu’elle contenait, le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – déclara : « Ceux-là, lorsqu’un homme vertueux mourait parmi eux (3), édifiaient un lieu de culte sur sa tombe et y faisaient ces représentations ; ceux-là sont les pires des créatures auprès d’Allah, le Jour de la Résurrection » (4). Voilà pourquoi les savants ont interdit toute pratique impliquant une adoration adressée à autre qu’Allah ou la demande faite à un défunt, fût-il prophète ou vertueux (5) : telle la personne qui écrit un billet et l’accroche auprès de la tombe d’un prophète ou d’un pieux, se prosterne sur sa tombe (6), l’invoque ou se tourne vers lui avec désir et espoir. Ils ont également affirmé (7) qu’il n’est pas permis de bâtir des mosquées sur les tombes, car le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – déclara cinq nuits avant de quitter ce monde : « Ceux qui vous ont précédés prenaient les tombes pour lieux de prière. Prenez garde ! Ne prenez donc pas les tombes pour lieux de prière ; je vous en ai formellement interdit. »
(1) Dans les manuscrits (ج) et (د) : (تفعله). (2) Dans les manuscrits (أ) et (ب) : (بحيث). (3) Dans (د) : ajout de (أو العبد الصالح). (4) Rapporté par al-Bukhârî (427) et Muslim (528) d’après le hadith d’Aïcha, qu’Allah soit satisfait d’elle. (5) L’expression « والصَّالحين » se lit dans (ج) : « أو الصَّالحين ». (6) L’expression « أو يسجد لقبره » est omise dans (ج). (7) Dans (ب) : « فقالوا ».
وبِدْعَةٌ، كما يفعلُ (١) النَّصارَى ومَنْ أَشْبَهَهُمْ مِنْ مُبْتَدِعَةِ هذِه الأُمَّةِ، حيثُ (٢) يجعلونَ الحجَّ والصلاةَ مِنْ جنسِ ما يفعلونَهُ مِنَ الشِّرْكِ والبِدَعِ، ولهذَا قالَ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ لَمَّا ذَكَرَ له بعضُ أَزْوَاجِهِ كنيسةً بأرضِ الحبشةِ، وذُكِرَ له منْ حُسْنِهَا ومَا فِيهَا مِنَ التَّصَاوِيرِ، فقالَ: «أُولَئِكِ إِذَا مَاتَ فِيهِمُ الرَّجُلُ الصَّالِحُ (٣) ؛ بَنَوْا عَلَى قَبْرِهِ مَسْجِدًا، وَصَوَّرُوا فِيهِ تِلْكَ التَّصَاوِيرَ، أُولَئِكِ شِرَارُ الْخَلْقِ عِنْدَ اللَّهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ» (٤) . ولهذَا نَهَى العلماءُ عَمَّا فيهِ عبادةٌ لغيرِ اللهِ، وسؤالٌ لِمَنْ ماتَ مِنَ الأنبياءِ والصالِحِينَ (٥) ؛ مثلُ مَنْ يكتبُ رُقْعَةً ويعلِّقُهَا عندَ قبرِ نَبِيٍّ أوْ صالِحٍ، أو يسجدُ لِقَبْره (٦) أو يدعُوهُ، أو يرغبُ إليهِ، وقالُوا (٧) : إنَّهُ لا يجوزُ بناءُ المساجدِ على القبورِ؛ لأنَّ النبيَّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ قالَ قبلَ أَنْ يموتَ بخمسِ ليالٍ: «إِنَّ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ كَانُوا يَتَّخِذُونَ الْقُبُورَ مَسَاجِدَ، أَلَا فَلَا تَتَّخِذُوا الْقُبُورَ مَسَاجِدَ؛ فَإِنِّي أَنْهَاكُمْ عَنْ ذَلِكَ»
(١) في (ج) و (د): (تفعله). (٢) في (أ) و (ب): (بحيث). (٣) زيد في (د): (أو العبد الصالح). (٤) رواه البخاري (٤٢٧)، ومسلم (٥٢٨) من حديث عائشة رضي الله عنها. (٥) قوله: (والصَّالحين): هو في (ج): (أو الصَّالحين). (٦) قوله: (أو يسجد لقبره): سقط من (ج). (٧) في (ب): (فقالوا).