Et Il – Très-Haut – a dit : « Ils ont dit : “Le Tout-Miséricordieux S’est donné un enfant.” Gloire à Lui ! Ce ne sont plutôt que des serviteurs honorés (26) ; ils ne Le devancent pas dans la parole et agissent selon Son ordre (27). Il sait ce qui est devant eux et ce qui est derrière eux, et ils n’intercèdent qu’en faveur de celui qu’Il agrée, et ils sont, par crainte de Lui, plein d’effroi (28). Et quiconque parmi eux dirait : “Je suis une divinité en dehors de Lui”, Nous le rétribuerions par la Géhenne ; c’est ainsi que Nous rétribuons les injustes. » [Al-Anbiyâ’ : 26-29]. Et des passages semblables (1) se trouvent en abondance dans le Coran ; en vérité, c’est là (2) le but du Coran, son essence même (3), c’est l’objet de l’appel de tous les Messagers, et c’est pour cela que la création a été instaurée, comme Il – Très-Haut – a dit : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » [Adh-Dhâriyât : 56]. Il incombe donc au musulman de savoir que le pèlerinage relève du même registre que la prière et les autres actes cultuels par lesquels on adore Allah seul, sans associé ; que la prière funéraire et la visite des tombes des morts ressortissent à l’invocation en leur faveur ; que l’invocation en faveur des créatures constitue une forme de bien et de bienfaisance, laquelle s’apparente à la zakât. Les actes d’adoration qu’Allah a prescrits reposent sur le tawḥîd et la Sunnah (4), tandis que ceux qui s’y opposent comportent (5) association et innovation, telles les pratiques des chrétiens et de ceux qui leur ressemblent, comme le fait de se rendre dans un lieu pour autre
(1) Dans le manuscrit B : lecture de « وأمثال ». (2) Le terme « هذا » est omis dans le manuscrit C. (3) Dans les manuscrits A et B : lecture de « البتة ». (4) L’expression « توحيد وسنّة » figure dans le manuscrit B sous la forme « توحيده ». (5) Dans les manuscrits A et B : lecture de « فيه ».
وقالَ تعالَى: {وَقَالُوا اتَّخَذَ الرَّحْمَنُ وَلَدًا سُبْحَانَهُ بَلْ عِبَادٌ مُكْرَمُونَ (٢٦) لَا يَسْبِقُونَهُ بِالْقَوْلِ وَهُمْ بِأَمْرِهِ يَعْمَلُونَ (٢٧) يَعْلَمُ مَا بَيْنَ أَيْدِيهِمْ وَمَا خَلْفَهُمْ وَلَا يَشْفَعُونَ إِلَّا لِمَنِ ارْتَضَى وَهُمْ مِنْ خَشْيَتِهِ مُشْفِقُونَ (٢٨) وَمَنْ يَقُلْ مِنْهُمْ إِنِّي إِلَهٌ مِنْ دُونِهِ فَذَلِكَ نَجْزِيهِ جَهَنَّمَ كَذَلِكَ نَجْزِي الظَّالِمِينَ} [الأنبياء: ٢٦، ٢٩] . ومثلُ (١) هذَا في القرآنِ كثيرٌ، بلْ هذا (٢) مقصودُ القرآنِ ولبُّه (٣) ، وهو مقصودُ دعوةِ الرُّسُلِ كلِّهِمْ، ولهُ خُلِقَ الخَلْقُ، كمَا قالَ تعالَى: {وَمَا خَلَقْتُ الْجِنَّ وَالْإِنْسَ إِلَّا لِيَعْبُدُونِ} [الذاريات: ٥٦] . فيَجِبُ على المسلمِ أنْ يعلمَ أنَّ الحجَّ مِنْ جنسِ الصلاةِ ونحوِها مِنَ العباداتِ الَّتِي يُعْبَدُ اللهُ بها وحدَه لا شريكَ له، وأنَّ الصلاةَ علَى الجنائِزِ وزيارةَ قُبُورِ الأمواتِ مِنْ جنسِ الدعاءِ لهم، والدعاءُ للخَلْقِ مِنْ جنسِ المعروفِ والإحسانِ الَّذِي هو مِنْ جنسِ الزكاةِ، والعباداتُ الَّتِي أَمَرَ اللهُ بها توحيدٌ وسُنَّةٌ (٤) ، وغيرُها فيها (٥) شِرْكٌ وبِدْعَةٌ؛ كعباداتِ النصارَى ومَنْ أَشْبَهَهُمْ، مثلُ قَصْدِ البُقْعَةِ لغيرِ
(١) في (ب): (وأمثال). (٢) قوله: (هذا): سقط من (ج). (٣) في (أ) و (ب): (البتة). (٤) قوله: (توحيد وسنَّة): هو ف (ب): (توحيده). (٥) في (أ) و (ب): (فيه).