sincère (1), et ne laisse à quiconque la moindre part dans celle-ci (2). Al-Fuḍayl ibn ʿIyâḍ, commentant la parole du Très-Haut : « afin de vous éprouver et de savoir lequel d’entre vous agit le mieux » (al-Mulk, 67 : 2), déclara : « c’est-à-dire l’œuvre la plus sincère et la plus juste ». On lui demanda : « Abû ʿAlî, qu’entend-on par “la plus sincère et la plus juste” ? » (3) Il répondit : « Si l’action est sincère mais n’est pas correcte, elle n’est pas acceptée ; et si elle est correcte sans être sincère, elle n’est pas acceptée ; elle ne sera acceptée que lorsqu’elle sera à la fois sincère et correcte. La sincérité consiste à la vouer à Allah, et la rectitude à la conformer à la Sunna. » (4) Allah – Exalté soit-Il – a dit : « Ont-ils des associés qui leur auraient prescrit, dans la religion, ce qu’Allah n’a point autorisé ? » (ash-Shûrâ, 42 : 21). Ainsi, le but de toutes les formes d’adoration est que la religion, dans son intégralité, appartienne exclusivement à Allah (5). Car Allah est l’Unique adoré, l’Unique à qui l’on adresse les demandes, Celui de qui l’on espère la récompense et dont on craint le châtiment (6) ; c’est à Lui que l’on demande et c’est Lui que l’on adore. Le culte Lui revient, pur de toute association, et se sont soumis à Lui tous ceux qui sont dans les cieux et sur la terre, de gré ou de force. Le Coran est rempli de cette vérité, comme le Très-Haut a dit : « La révélation du Livre émane d’Allah, le Tout-Puissant, le Sage. Nous avons fait descendre vers toi le Livre en toute vérité ; adore donc Allah… »
(1) Dans les témoins A et B, la formule « ṣāliḥan, wa-ijʿalhu li-wajhika khāliṣan » est restituée sous la forme « khāliṣan li-wajhika ṣāliḥan ». (2) Rapporté par Aḥmad dans al-Zuhd (t. 1, p. 97). (3) La formule « Qīla : yā Abā ʿAlī, mā akhlaṣahu wa-aṣwabuhu ? » a été omise dans le témoin C. (4) Voir Ḥilyat al-Awliyāʾ (t. 8, p. 95). (5) Le terme « waḥdahu » a été omis dans les témoins A et B. (6) Dans les témoins C et D, la formule « yurjā wa-yukhāf » apparaît inversée en « yukhāf wa-yurjā ».
خالصاً (١) ، ولا تَجْعَلْ فيهِ لأَحَدٍ شيئًا» (٢) ، وقالَ الفُضَيْلُ بنُ عِيَاضٍ في قولِه تعالَى: {لِيَبْلُوَكُمْ أَيُّكُمْ أَحْسَنُ عَمَلًا} [تبارك: ٢] ، قالَ: «أَخْلَصُهُ وأَصْوَبُهُ» . قِيلَ: يا أبَا عَلِيٍّ، ما أَخْلَصُهُ وأَصْوَبُهُ؟ (٣) قالَ: «إنَّ العملَ إذا كانَ خالِصًا ولم يَكُنْ صوابًا؛ لم يُقْبَلْ، وإذَا كانَ صوابًا ولم يَكُنْ خالِصًا؛ لم يُقْبَلْ، حتَّى يكونَ خالِصًا صوابًا، والخالِصُ أنْ يكونَ للَّهِ، والصوابُ أنْ يكونَ على السُّنَّةِ» (٤) ، وقدْ قالَ الله تعالَى: {أَمْ لَهُمْ شُرَكَاءُ شَرَعُوا لَهُمْ مِنَ الدِّينِ مَا لَمْ يَأْذَنْ بِهِ اللَّهُ} [الشورى: ٢١] . والمقصودُ بجميعِ العباداتِ: أنْ يكونَ الدِّينُ كلُّهُ لِلَّهِ وحده (٥) ، فاللهُ هو الْمَعْبُودُ والمسؤولُ الذِي يُرْجَى ويخاف (٦) ، ويُسْأَلُ ويُعْبَدُ، فله الدِّينُ خالِصًا، وله أَسْلَمَ مَنْ في السماواتِ والأرضِ طَوْعًا وكَرْهًا، والقرآنُ مملوءٌ مِنْ هذَا، كمَا قالَ تعالَى: {تَنْزِيلُ الْكِتَابِ مِنَ اللَّهِ الْعَزِيزِ الْحَكِيمِ إِنَّا أَنْزَلْنَا إِلَيْكَ الْكِتَابَ بِالْحَقِّ فَاعْبُدِ اللَّهَ
(١) قوله: (صالحاً، واجعله لوجهك خالصاً) هو في (أ) و (ب): خالصاً لوجهك صالحاً. (٢) أخرجه أحمد في الزهد (١/ ٩٧). (٣) قوله: (قِيلَ: يا أبَا عَلِيٍّ، ما أَخْلَصُهُ وأَصْوَبُهُ؟ ) سقط من (ج). (٤) ينظر: حلية الأولياء (٨/ ٩٥). (٥) قوله: (وحده) سقطت من (أ) و (ب). (٦) قوله: (يرجى ويخاف): هو في (ج) و (د): (يخاف ويرجى).