selon la visite légiférée : par celui qui se trouve à proximité ou par celui qui passe par là, de même que la Mosquée de Qubâ est visitée (1) à partir de Médine. Nul n’est toutefois autorisé à entreprendre un voyage en vue de s’y rendre, en raison de l’interdiction du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – de préparer les montures si ce n’est vers les trois Mosquées (2). En effet, la religion repose sur deux fondements : 1. Qu’Allah seul, sans associé, soit adoré ; 2. Qu’Il ne soit adoré que par ce qu’Il a légiféré (3)(4) ; nous ne L’adorons pas au moyen des innovations. Comme Il – Très-haut – a dit : « Quiconque espère rencontrer son Seigneur, qu’il accomplisse une œuvre vertueuse et qu’il n’associe personne dans l’adoration de son Seigneur. » (al-Kahf, 18 : 110) C’est pourquoi ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée – disait dans son invocation : « Ô Allah, fais que toute mon action soit vertueuse, et rends-la exclusivement pour Ta Face… »
Ce point n’est possible qu’en voyage ; ils n’envisageaient pas la visite d’un lieu proche, mais celle d’un lieu lointain. Il est donc établi qu’ils ont dit : « Il est recommandé de voyager pour visiter sa tombe », mais leur véritable intention était de voyager vers sa mosquée. Et il est dit dans As-Sārim al-Munkī, p. 18 : « En réalité, l’Imam de l’Islām a traité de la question de faire un long trajet et d’employer la monture uniquement pour visiter les tombes, et il a exposé deux avis parmi les savants anciens et postérieurs : l’un autorisant cette pratique, comme l’affirment certains partisans de l’école de Shāfiʿī et ceux d’Aḥmad ; l’autre la déconseillant, comme l’a explicitement statué l’imam de la ville de l’Hégire, Mālik b. Anas. Aucun des trois Imāms n’a rapporté de divergence à cet égard, et c’est cette dernière position qu’ont adoptée un groupe de disciples de Shāfiʿī et d’Aḥmad. » (1) Dans la version (b), « yūzār » est rendu « lā yūzār illā ». (2) La référence a déjà été citée, voir p. 135. (3) Dans les versions (a), (b) et (c) : « wa-lā ». (4) Dans la version (a) : « yaʿbuduhu ».
الشَّرْعِيَّةِ مَنْ كَانَ قريبًا، ومَنِ اجتازَ بها، كمَا أنَّ مَسْجِدَ قُبَاءٍ يُزَارُ (١) مِنَ المدينةِ، وليسَ لِأَحَدٍ أنْ يُسَافِرَ إليهِ؛ لِنَهْيِ النَّبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ أنْ تُشَدَّ الرِّحَالُ إلَّا إلَى الْمَسَاجدِ الثَّلاثةِ (٢) . وذَلِكَ أنَّ الدِّينَ مَبْنِيٌّ علَى أَصْلَيْنِ: ألَّا يُعْبَدَ إلَّا اللهُ وحدَهُ لا شريكَ لَهُ، وألَّا (٣) يُعْبَد (٤) إلَّا بِمَا شَرَعَ، لا نعبدُهُ بالبِدَعِ، كمَا قالَ تعالَى: {فَمَنْ كَانَ يَرْجُو لِقَاءَ رَبِّهِ فَلْيَعْمَلْ عَمَلًا صَالِحًا وَلَا يُشْرِكْ بِعِبَادَةِ رَبِّهِ أَحَدًا} [الكهف: ١١٠] ، ولهذَا كانَ عُمَرُ بنُ الخطَّابِ رَضِيَ اللهُ عنه يقولُ في دُعَائِهِ: «اللَّهُمَّ اجْعَلْ عَمَلِي كلَّهُ صالِحًا، واجْعَلْهُ لِوَجْهِكَ
= هذا إنما يمكن مع السفر، لم يريدوا بذلك زيارة القريب، بل أرادوا زيارة البعيد، فعلم أنهم قالوا: يستحب السفر إلى زيارة قبره؛ لكن مرادهم بذلك هو السفر إلى مسجده). وقال في الصارم المنكي ص ١٨: (وإنما تكلم -أي: شيخ الإسلام- عن مسألة شد الرحال وإعمال المطي إلى مجرد زيارة القبور، وذكر في ذلك قولين للعلماء المتقدمين والمتأخرين: أحدهما: القول بإباحة ذلك، كما يقول بعض أصحاب الشافعي وأحمد. والثاني: أنه منهي عنه كما نص عليه إمام دار الهجرة مالك بن أنس، ولم ينقل عن أحد من الأئمة الثلاثة خلافه، وإليه ذهب جماعة من أصحاب الشافعي وأحمد). (١) قوله: (يزار) هو في (ب): (لا يزار إلَّا). (٢) تقدم تخريجه صفحة (١٣٥). (٣) في (أ) و (ب) و (ج): (ولا). (٤) في (أ): (يعبده).