Bien au contraire, la prière accomplie dans les mosquées où ne se trouve aucune tombe (1) d’un Prophète, d’un vertueux ou d’un autre, est préférable à la prière dans les mosquées (2) où se trouve une telle tombe, et ce, de l’avis unanime des Imâms des musulmans. Plus encore, la prière dans les mosquées (3) édifiées sur des tombes est soit interdite, soit (4) réprouvée.
Quant à la visite innovée : elle consiste pour le visiteur (5) à demander ses besoins au défunt, à rechercher l’invocation auprès de sa tombe, ou à solliciter l’invocation par son intermédiaire. Cela ne relève ni de la Sunna du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — ni d’une pratique recommandée par l’un quelconque des pieux prédécesseurs (6) de la communauté ; il s’agit au contraire d’une innovation condamnée, de l’avis concordant des premières générations de la communauté (7) et de leurs Imâms.
De plus, Mâlik et d’autres ont jugé répréhensible que l’on dise : « J’ai visité la tombe du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui » (8). Cette formulation n’a pas été transmise du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — ; en réalité, les hadiths mentionnés dans ce chapitre sont de la teneur de sa parole : « Quiconque me visite, ainsi que mon père (9) Ibrâhîm, au cours d’une même année… »