des tombeaux ; et adressez-moi la prière où que vous soyez, car votre prière me parvient » (1).
Il a encore dit : « Multipliez les prières sur moi le jour du vendredi et la nuit du vendredi, car vos prières me sont présentées »,
— ils dirent alors : « Comment nos prières te seraient-elles présentées alors que tu es devenu poussière ? »,
c’est-à-dire : que tu t’es décomposé.
Il répondit : « Allah, exalté soit-Il, a interdit à la terre de consumer les corps des prophètes » (2)(3).
Ainsi informa-t-il qu’il entend les prières et salutations de celui qui se trouve proche, et qu’elles lui sont transmises de celui qui est éloigné.
Il a dit également : « Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes pour des mosquées », mettant en garde contre ce qu’ils avaient fait.
‘Â’isha dit : « Si ce n’était cela, on aurait certainement mis en évidence … » (6)
= (p. 58) : authentique.
(1) Rapporté par Aḥmad (nᵒ 8804) et Abū Dāwūd (2041) d’après le hadith d’Abū Hurayrah (qu’Allāh soit satisfait de lui). Selon le cheikh al-Islām dans al-Ikhnāniyya (p. 105) : « Hadith ḥasan, dont les narrateurs sont des hommes dignes de confiance et réputés ; toutefois, la présence de ‘Abd Allāh b. Nāfi‘ al-Ṣā’igh marque une légère faiblesse qui n’empêche pas de s’en prévaloir. »
(2) Dans (A) et (B) : (لُحُوم).
(3) Rapporté par Aḥmad (nᵒ 16162), Abū Dāwūd (1047), al-Nasā’ī (1374) et Ibn Mājah (1085) d’après Aws b. Abī Aws (qu’Allāh soit satisfait de lui), sans la mention « wa laylat al-jum‘a ». Le cheikh al-Islām signale dans al-Ikhnāniyya (p. 144) : « Il possède des shawahid », et al-Albānī l’a authentifié. Al-Bayhaqī (t. 3, p. 249) rapporte également d’Anas (qu’Allāh soit satisfait de lui), mursal : « Akthirū al-ṣalāh ‘alayya yawma al-jum‘a wa laylat al-jum‘a. »
(4) L’expression « wa yublighu dhālika min » est omise dans (D), tandis que dans (B) on lit « yublighuhu dhālika ».
(5) Dans (B) : « la‘nat Allāh ‘alā ».
(6) Dans (A) : (أبرز).