Il est recommandé de boire de l’eau de Zamzam, d’en absorber à satiété (1), et de formuler, au moment où l’on en boit (2), les invocations légiférées (3) de son choix (4). En revanche, il n’est pas recommandé de s’en laver (5).
Quant à la visite des mosquées édifiées à La Mecque en dehors de la Mosquée Sacrée, telles que la mosquée située au pied de aṣ-Ṣafā, celles qui se trouvent sur le flanc d’Abū Qubays (6), et autres édifices bâtis sur des lieux attribués au Prophète — qu’Allah prie sur lui et le salue — ou à ses Compagnons, comme la mosquée dite « du lieu de naissance » (al-Mawlid) et similaires (7), le fait de s’y rendre expressément ne relève pas de la Sunna, et aucun des imams ne l’a recommandé (8). Ce qui est prescrit est uniquement de se rendre à la Mosquée Sacrée.
(1) Dans la version (A) : « منها ». (2) Dans les versions (A) et (B) : « شربها ». (3) Dans la version (D) : « يشاء ». (4) À titre d’exemple, d’après ‘Ikrima, Ibn ʿAbbâs (qu’Allah soit satisfait d’eux deux) avait l’habitude, en buvant de l’eau de Zamzam, de dire : « Ô Allah, je Te demande une science utile, une subsistance abondante et la guérison de toute maladie. » Rapporté par al-Daraqutnî (n° 2738), jugé faible par al-Albânî dans al-ʿIrwā’ (vol. 4, p. 332). (5) L’opinion de l’école est qu’il est permis de lever l’impureté mineure avec l’eau de Zamzam. Selon elle, il est déconseillé de n’accomplir que le ghusl ; tel est l’avis retenu par cheikh al-Islâm. Elle juge également déconseillé d’employer cette eau pour les ablutions et le bain rituel. Voir Majmûʿ al-Fatâwâ, 12/600 ; al-Inṣâf, 1/27. (6) Dans la version (B) : « والمسجد الذي ». (7) C’est-à-dire la maison où le Prophète (paix et bénédictions sur lui) est né, puis où a été édifié un mosque. Voir Akhbâr Makka d’al-Azraqî, 2/198. (8) Dans la version (B) : « يستحبه ».
ويُسْتَحَبُّ أنْ يشرَبَ مِنْ ماءِ زمزمَ، ويتضلَّعَ منه
(١)
، ويدعُوَ عندَ شُرْبِه
(٢)
بما شاءَ
(٣)
مِنَ الأدْعِيَةِ الشرعيةِ
(٤)
، ولا يُسْتَحَبُّ الاغتسالُ مِنْهَا
(٥)
.
وأمَّا زيارَةُ المساجدِ التي بُنِيَتْ بمكَّةَ غيرَ المسجدِ الحرامِ؛ كالمسجدِ الذي تحتَ الصَّفَا، ومَا
(٦)
فِي سَفْحِ أبي قُبَيْسٍ، ونحوِ ذلكَ مِنَ المساجدِ الَّتِي بُنِيَتْ على آثارِ النبيِّ صلَّى اللَّهُ عليهِ وسلَّمَ وأصحابِهِ؛ كمسجدِ الْمَوْلِدِ
(٧)
وغيرِه، فليسَ قَصْدُ شيءٍ مِنْ ذلِكَ مِنَ السُّنَّةِ، ولا استحبَّهُ
(٨)
أحدٌ مِنَ الأئمةِ، وإنَّما المشروعُ إتيانُ المسجدِ الحرامِ
(١) في (أ): (منها).
(٢) في (أ) و (ب): (شربها).
(٣) في (د): (يشاء).
(٤) ومن ذلك ما ورد عن عكرمة قال: كان ابن عباس رضي الله عنهما إذا شرب من زمزم قال: «اللهمَّ إِنِّي أَسْأَلُكَ عِلْمًا نَافِعًا، وَرِزْقًا وَاسِعًا، وَشِفَاءً مِنْ كُلِّ دَاءٍ» رواه الدارقطني (٢٧٣٨). وضعفه الألباني في الإرواء (٤/ ٣٣٢).
(٥) والمذهب: يباح رفع الحدث من ماء زمزم.
وعنه: يكره الغسل وحده، واختاره شيخ الإسلام.
وعنه: يكره الوضوء والغسل. ينظر: مجموع الفتاوى ١٢/ ٦٠٠، الإنصاف ١/ ٢٧.
(٦) في (ب): (والمسجد الذي).
(٧) أي البيت الذي ولد فيه النبي صلى الله عليه وسلم، ثم بني فيه مسجد. ينظر: أخبار مكة للأزرقي ٢/ ١٩٨.
(٨) في (ب): (يستحبه).