Et s’il souhaite se rendre à al-Multazam – c’est-à-dire l’espace compris entre la Pierre noire et la porte –, qu’il y applique sa poitrine, son visage, ses avant-bras et ses paumes, qu’il invoque alors Allah, exalté soit-Il, et Lui demande ce dont il a besoin : qu’il le fasse.
Il lui est permis d’accomplir cela avant le ṭawâf d’adieu, car cet acte d’adhésion ne diffère en rien qu’il se fasse au moment de l’adieu ou à une autre occasion, et les Compagnons avaient coutume de le faire lorsqu’ils entraient à La Mecque.
= Il n’est pas prescrit de dire le salut d’adieu.
Cependant, quiconque souhaite séjourner à La Mecque n’a, selon le consensus, pas à accomplir de salut d’adieu. Voir : al-Mabsūṭ, t. 4, p. 35 ; ad-Durr ath-Thamīn, t. 1, p. 536 ; al-Majmūʿ, t. 8, p. 254 ; al-Inṣāf, t. 4, p. 60.
(1) Il est dit dans al-Muṭṭaliʿ (p. 240) : « al-multazam : participe passé de tazamma. Ibn Qarqūl a dit : on l’appelle aussi al-mudʿā et al-muʿtaẓi ; il porte ce nom parce qu’on y est tenu de formuler la duʿāʾ et le taʿawudh. C’est l’espace situé entre le Rukn où se trouve la pierre noire et la porte. » Al-Azraqī précise : « Sa longueur est de quatre dhirāʿs. »
(2) Dans la version d, l’expression « faʿala dhālika » est omise.
(3) Dans la version b, le mot « dhālika » est omis.
(4) Dans les versions c et d : « aw ġayruhu » (« ou autre »).
(5) Dans les versions a et b : « qad kānū ».
(6) Abū Dāwūd (n° 1898) rapporte de ʿAbd al-Raḥmān b. Ṣufwān : « Lorsque le Messager de Dieu, paix et salut sur lui, conquit La Mecque, je me dis : “Je revêtirai mes habits”, car ma demeure se trouvait sur le chemin et je voulais voir comment ferait le Prophète. Je partis et vis le Prophète, paix et salut sur lui, sortir de la Kaʿba avec ses compagnons, ayant touché du plat de la main le sanctuaire depuis la porte jusqu’auḥiṭām et posé la joue contre le mur, tandis que le Messager de Dieu se tenait au milieu d’eux. » Al-Albānī l’a jugé faible.
Ibn Abī Shayba (n° 15728) rapporte de Mujāhid : « Qu’ʿAbd Allāh b. ʿAmr et ʿAbd Allāh b.… »
وإنْ أَحَبَّ أنْ يأتِيَ الْمُلْتَزَمَ
(١)
-وهو ما بَيْنَ الحَجَرِ الأسودِ والبابِ- فيضعَ عليهِ صدرَهُ ووَجْهَهُ وذراعَيْهِ وكَفَّيْهِ،
ويدعُوَ ويسألَ اللهَ تعالَى حاجَتَهُ:
فَعَلَ ذلكَ
(٢)
.
ولهُ أنْ يَفْعَلَ ذلكَ
(٣)
قبلَ طوافِ الوَدَاعِ؛ فإنَّ هذَا الالتزامَ لا فَرْقَ بينَ أنْ يكونَ حالَ الوَدَاعِ وغيرِهِ
(٤)
، والصحابةُ كانُوا
(٥)
يفعلونَ ذلك حينَ يدخلونَ مكةَ
(٦)
.
= لا يودِّع).
لكن من أراد المقام بمكة لا وداع عليه بالاتفاق. ينظر: المبسوط ٤/ ٣٥، الدر الثمين ١/ ٥٣٦، المجموع ٨/ ٢٥٤، الإنصاف ٤/ ٦٠.
(١) قال في المطلع (ص ٢٤٠): (المُلْتَزَمُ: اسم مفعول من التَزَمَ، قال ابن قرقول: ويقال له: المدعى، والمتعوذ؛ سمي بذلك بالتزامه للدعاء، والتعوذ، وهو ما بين الركن الذي فيه الحجر الأسود والباب، قال الأزرقي: ذرعه أربعة أذرع).
(٢) قوله: (فعل ذلك) سقط من (د).
(٣) قوله: (ذلك) سقط من (ب).
(٤) في (ج) و (د): (أو غيره).
(٥) في (أ) و (ب): (قد كانوا).
(٦) روى أبو داود (١٨٩٨): عن عبد الرحمن بن صفوان، قال: «لما فتح رسول الله صلى الله عليه وسلم مكة قلت: لألبسن ثيابي، وكانت داري على الطريق، فلأنظرنّ كيف يصنع رسول الله صلى الله عليه وسلم، فانطلقت فرأيت النبي صلى الله عليه وسلم، قد خرج من الكعبة هو وأصحابه وقد استلموا البيت من الباب إلى الحطيم وقد وضعوا خدودهم على البيت، ورسول الله صلى الله عليه وسلم وسطهم». وضعفه الألباني
وروى ابن أبي شيبة (١٥٧٢٨) عن مجاهد: «أن عبد الله بن عمرو، وعبد الله بن =