« Ô Allah, accepte-le de moi (1) comme Tu l’as accepté de Ton ami intime Ibrâhîm. »
Tout animal égorgé à Minâ après avoir été conduit de la zone profane (al-ḥill) vers l’enceinte sacrée (al-ḥaram) est considéré comme un hady ; qu’il s’agisse d’un chameau, d’un bovin ou d’un ovin, on peut également le qualifier d’udhiyyah. En revanche, l’animal sacrifié le jour du Naḥr dans la zone profane est une udhiyyah et non un hady, et, à Minâ, il n’existe pas d’udhiyyah qui ne soit pas en même temps un hady (2), à l’instar de ce qui se pratique dans les autres contrées.
Ainsi, lorsqu’on achète le hady à ʿArafât et qu’on le mène jusqu’à Minâ, il s’agit, de l’avis unanime des savants, d’un hady. Il en est de même si l’on l’acquiert dans le Ḥaram puis qu’on le conduit à at-Tanʿîm (3)(4).
Rapporté de façon marfū‘ par Jābir, dont le texte est le suivant : « En vérité, j’ai tourné mon visage vers Celui qui a créé les cieux et la terre, en toute révérence et soumission ; je ne suis point des associateurs. En vérité ma prière, mon sacrifice, ma vie et ma mort appartiennent à Dieu, le Seigneur des mondes, sans associé ; c’est ce qu’on m’a ordonné et je suis le premier des musulmans. Au nom de Dieu, Dieu est le plus Grand. Ô Dieu, [reçois-le] de moi pour Muhammad et sa communauté. » Al-Albānī l’a jugé bon (ḥasan) dans Takhriǧ al-Mishkāh (1406), et il se trouve dans al-Bukhārī (5565) et Muslim (1966) d’après le hadith d’Anas.
(1) Dans le manuscrit (B) : « tuqabbiluhā » (تقبلها).
(2) Ce qui était entre crochets a été omis dans le manuscrit (D).
(3) Dans les manuscrits (C) et (D) : « inna » (إن).
(4) Dans Mukhtaṣar al-Fatāwā al-Miṣriyya, t. 1, p. 511 : « Et selon l’un des avis des savants : il n’y a de hady (sacrifice rituel) que l’animal conduit de l’état profane (ḥal) à l’enceinte sacrée (ḥaram), et le fait de l’emmener depuis le miqāt est préférable que depuis le point le plus proche d’entrée en iḥrām. »
«اللَّهُمَّ تَقَبَّلْ
(١)
مِنِّي كمَا تقبَّلْتَ مِنْ إبراهيمَ خَلِيلِكَ».
وكُلُّ ما ذُبِحَ بِمِنًى،
وقدْ سِيقَ مِن الحِلِّ إلى الحَرَمِ:
فإنَّهُ هَدْيٌ، سواءٌ كانَ مِنَ الإبلِ أوِ البقرِ أوِ الغنمِ، ويُسمَّى أيضًا أُضْحِيَّةً، بخلافِ مَا يُذْبَحُ يومَ النَّحْرِ بالحِلِّ؛ فإنَّهُ أُضْحِيَّةٌ وليسَ بِهَدْيٍ،
[وليسَ بِمِنًى ما هو أُضْحِيَّةٌ وليس بِهَدْيٍ]
(٢)
كما في سائرِ الأمصارِ.
فإذَا اشترَى الهَدْيَ مِن عرفاتٍ،
وساقَه إلى مِنًى:
فهو هَدْيٌ باتِّفاقِ العلماءِ.
وكذلِكَ إذا
(٣)
اشْتَرَاهُ مِنَ الحَرَمِ، فذهبَ به إلى التَّنْعِيمِ
(٤)
.
= جابر مرفوعاً، ولفظه: «إني وجهت وجهي للذي فطر السموات والأرض، حنيفًا مسلمًا، وما أنا من المشركين، إن صلاتي ونسكي ومحياي ومماتي لله رب العالمين، لا شريك له وبذلك أمرت وأنا أول المسلمين، باسم الله، والله أكبر، اللهم منك، ولك عن محمد، وأمته». وحسنه الألباني في تخريج المشكاة (١٤٠٦)، وأصله في البخاري (٥٥٦٥)، ومسلم (١٩٦٦) من حديث أنس.
(١) في (ب): (تقبلها).
(٢) ما بين معقوفين سقط من (د).
(٣) في (ج) و (د): (إن).
(٤) جاء في مختصر الفتاوى المصرية ١/ ٥١١: (وفي أحد قولي العلماء: لا يكون هديًا إلا ما سيق من الحل إلى الحرم، وسوقه من الميقات أفضل من أدنى الحل).