Lorsqu’il parvint à l’endroit appelé Muḥassir, il accéléra le pas sur une distance équivalente à un jet de pierre.
Puis, lorsqu’il arriva à Minā, il lança sept cailloux sur la Jamrah al-ʿAqabah, en levant sa main (1) à chaque jet (2). Cette Jamrah est la dernière du côté de Minā et la plus proche de La Mecque ; c’est la grande Jamrah (al-Jamrah al-Kubrá). Le jour du Sacrifice, on ne lapide aucune autre Jamrah que celle-ci. On la lapide en lui faisant face, la Maison (la Kaʿbah) se trouvant sur la gauche et Minā sur la droite ; c’est (3) ce qui a été authentiquement rapporté du Prophète — que les prières d’Allah et Son salut soient sur lui — à ce sujet (4).
Il est recommandé de prononcer le takbīr avec chaque caillou et, s’il le souhaite, d’ajouter :
« Allahumma, fais-en un ḥajj agréé, un effort accepté et un péché pardonné » (5),
et il lève
(1) Dans (a), (b) et (c) : « yadayhi ».
(2) Dans (d) : « bil-ramī ».
(3) Dans (b) : « wa-hadhā ».
(4) Rapporté par al-Bukhārī (nº 1747) et Muslim (nº 1296), dont le texte est celui de Muslim, d’après ‘Abd al-Raḥmān b. Yazīd, qui accomplit le ḥajj avec ‘Abd Allāh b. Mas‘ūd. Il dit : « Il jeta la jamrah avec sept cailloux, plaça la Kaʿbah à sa gauche et Minâ à sa droite, et déclara : “Ceci est l’emplacement où la sourate al-Baqarah a été révélée.” » Selon l’école, il est recommandé de se tenir à l’intérieur du lit de l’oued, face à la qibla, et de jeter du côté droit. Voir : Sharḥ al-Muntahā, 1/585.
(5) Rapporté par al-Bayhaqī (nº 9549) d’après Ibn ‘Umar en mursal, dont le libellé est : « Allāhumma iji‘lahu ḥajjan mabrūrān wa dhanban maghfūrān wa ‘amalan mashkūrān » (« Ô Allah, fais-en un ḥajj mabrūr, un péché pardonné et un acte apprécié »), qu’al-Albānī a jugé faible dans Al-Ḍa‘īfah (1107). Rapporté également par Aḥmad (nº 4061) d’après Ibn Mas‘ūd, selon une formule analogue. Ibn Ḥajar indique dans At-Talkhīṣ, 2/478 : « Sur deux chaînes faibles, l’une d’Ibn Mas‘ūd et l’autre d’Ibn ‘Umar, de… »