Dans un autre recueil rédigé de sa main et renfermant des épîtres d’Ibn Taymiyyah, le copiste — Ayyūb al-ʿĀmirī — a inscrit son nom à plusieurs reprises, tantôt sous sa forme longue, tantôt sous une forme abrégée, aux folios 54, 58, 69, 111, 179 et 220. Il écrit, dans le dernier de ces passages : « La fin de mon annotation a coïncidé avec le jeudi vingt-sixième jour du mois de Rajab de l’année deux (sic) et trente et sept cents. L’a transcrit le serviteur nécessiteux de la miséricorde de son Seigneur le Très-Généreux, l’esclave faible, négligent, fautif et pécheur : Ayyūb fils d’Ayyūb fils de Ṣakhr fils d’Ayyūb fils de Ṣakhr fils de Khālid fils de Wathīq fils d’Abū al-Ḥasan fils de Baqāʾ fils de Masāwir al-ʿĀmirī… » Il mentionne ensuite la date de la collation : « Collationnée sur son original et corrigée, dans la mesure du possible, au cours de plusieurs séances, dont la dernière eut lieu le quatorzième jour du mois de Shaʿbān de l’année deux [sic] et trente et sept cents. » Il la copia donc quatre ans après le décès de Shaykh al-Islām Ibn Taymiyyah. Je n’ai trouvé aucune notice biographique le concernant dans les sources. Un doute s’était d’abord glissé quant à la lecture de son nom : devait-on lire « Ayyūb » ou « Liyūn » ? Les échantillons de son écriture montrent l’origine de cette confusion, n’eût été un passage du recueil susmentionné où le nom « Ayyūb » apparaît clairement, sans équivoque. Son patronyme révèle une ascendance arabe, puisqu’il est ʿĀmirī. Le fait qu’il indique Ḥimṣ comme lieu de copie, et l’écart entre les deux dates de transcription (723 et 732), laisse penser qu’il était originaire de cette ville. Nous ignorons la date de son décès, si ce n’est qu’il était encore en vie en 736, d’après une note de copie figurant dans certaines épîtres du recueil signalé. Il semble également avoir été l’ami du shaykh Abū ʿAbd Allāh Ibn Rushayyiq al-Maghribī, copiste des ouvrages de Shaykh al-Islām et connaisseur averti de son écriture ; il le mentionne en effet dans le même recueil (fol. 181) en disant : « Transcrit d’après l’autographe du shaykh, l’imâm, Shaykh al-Islām Taqī al-Dīn Aḥmad Ibn Taymiyyah, … ».
وفي مجموع آخر بخطه فيه رسائل لابن تيمية ذكر الناسخ (أيوب العامري) اسمَه مرارًا مطولًا ومختصرًا في (ق ٥٤، ٥٨، ٦٩، ١١١، ١٧٩، ٢٢٠) . قال في الموضع الأخير: «ووافق الفراغ من تعليقه يوم الخميس سادس عِشْري شهر رجب من شهور سنة اثني (كذا) وثلاثين وسبع مئة. كتبه الفقير إلى رحمة ربه الكبير العبد الضعيف المقصر المخطئ المسيء: أيوب بن أيوب بن صخر بن أيوب بن صخر بن خالد بن وثيق بن أبي الحسن بن بقاء بن مساور العامري ... »، ثم ذكر تاريخ مقابلتها فقال: «قوبلت على أصلها فصحت عليها حسب الطاقة في مجالس آخرهن رابع عشر شهر شعبان سنة اثني [كذا] وثلاثين وسبعمئة» . فقد نسخها بعد وفاة شيخ الإسلام ابن تيمية بأربع سنين. ولم أعثر على ترجمته في شيء من المصادر. وقد كان وقع في اسمه اشتباه في أول الأمر هل هو «أيوب» أو «ليون» ؟ والنماذج من خطه تبين مدى هذا الاشتباه، لولا أن موضعًا من المجموع السالف ظهر فيه الاسم «أيوب» واضحًا لا لبس فيه. ويظهر من اسمه أنه عربيّ المحتِدِ، فهو عامري. ويظهر من ذِكره مكان النَّسْخ وهو مدينة حمص مع تباعد ما بين تاريخي النسخ (٧٢٣ و ٧٣٢) أنه من أهلها، ولا نعلم متى توفي، غير أنه كان حيًّا سنة (٧٣٦) على حسب ما جاء في قَيْد النّسْخ في بعض رسائل المجموع المشار إليه. ويبدو أنه كان صديقًا للشيخ أبي عبد الله بن رُشَيِّق المغربي ناسخ كتب شيخ الإسلام والخبير بخطه؛ إذ ذَكَره في المجموع المشار إليه (ق ١٨١) قال: «نقل من خط الشيخ الإمام شيخ الإسلام تقي الدين أحمد ابن تيمية،