« … Abou Bakr » (1), puis il rapporta la même chose au sujet de ʿUmar.
Ainsi, lorsque l’on pèse les bonnes œuvres de deux personnes, on dira : « Les bonnes actions de l’un des deux l’emportent »; de même, si l’on pèse la récompense de deux œuvres, on dira : « La récompense de cette œuvre est plus lourde ». Or, Allah – Très-haut soit-Il – n’a pas qualifié les Balances par la « prépondérance », mais bien par la légèreté et la lourdeur ; les bonnes actions ont un poids, tandis que les mauvaises actions n’en ont absolument aucun. Dès lors, lorsque les bonnes œuvres sont pesées face aux mauvaises, il est impossible que le plateau des mauvaises actions devienne lourd, car cela signifierait que le côté le plus lourd serait blâmable, et le Coran n’a associé la lourdeur qu’à ce qui est louable.
Ainsi, le Coran ne dit pas : « Celui dont les bonnes actions l’emportent » ni « Celui dont les mauvaises actions l’emportent », mais : « Celui dont les Balances seront lourdes » et « Celui dont les Balances seront légères ». Cela indique que celui qui ne possède aucune bonne action ne se verra assigner aucun poids.
Allah – Exalté soit-Il – a dit :
« Dis : “Voulez-vous que Nous vous apprenions lesquels sont les plus grands perdants quant à leurs œuvres ? Ceux dont l’effort s’est égaré dans la vie présente alors qu’ils pensent agir pour le bien.” » [al-Kahf 18 : 103-104],
jusqu’à Sa parole :
« Nous ne leur assignerons donc aucun poids au Jour de la Résurrection. » [al-Kahf 18 : 105].
Ces gens-là, Allah a annulé toutes leurs œuvres sans exception, ne leur laissant aucune bonne action ; aussi ne leur donnera-t-Il aucun poids le Jour de la Résurrection.
Et, d’après Abou Saʿîd al-Khudrî : « Il viendra, le Jour de la Résurrection, des gens avec des œuvres qui sont… »