Suivant la première opinion, le terme « ithm » (péché) est, dans la seconde proposition, rapporté à l’agent, tandis que, dans la première, il l’est au patient ; selon la seconde opinion, il est, dans les deux cas, rapporté à l’agent.
Certains disent encore : « Le meurtrier n’a laissé aucun péché à la victime. » Il ne faut cependant pas entendre par là que l’assassin endosse la totalité de ses mauvaises actions ; il a même été rapporté que la mort par homicide constitue, pour le tué, une expiation.
Il est rapporté d’ʿAlî b. al-Ḥusayn b. ʿAlî que, lorsqu’on lui annonça, alors qu’il accomplissait les circumambulations, la mise à mort d’Ibn Ziyâd, la nouvelle l’attrista. On lui demanda : « Qu’y trouves-tu à redire ? » Il répondit : « Parce que le meurtre est une expiation pour le tué. » (1)
D’après le ḥadith, si le meurtrier possède des œuvres méritoires, on les lui retire ; autrement, on lui transfère une part des mauvaises actions de l’opprimé. Il repart ainsi chargé du péché de la victime, sans pour autant porter la totalité de ses péchés. Il se peut en effet que la personne tuée injustement ait de lourds fardeaux à son actif et qu’elle ait elle-même ôté la vie à d’autres ; le péché de l’avoir tuée ne saurait alors égaler le cumul des péchés résultant de toutes les victimes qu’elle a causées. Toutefois, dans le cas précis évoqué, on peut dire qu’aucun des péchés pesant sur la victime n’était plus grave que celui de l’avoir tuée, car ce meurtre est le plus grave des péchés après la mécréance, et il s’agit du premier assassinat perpétré sur la surface de la terre.
Il est, du reste, authentiquement établi dans les Deux Ṣaḥîḥ, d’après Ibn Masʿûd et d’autres, que le Prophète — paix et salut sur lui — a dit : « Il n’est pas d’âme qui soit tuée injustement sans que [la responsabilité] incombe à Ibn… »
(1) Je n’ai trouvé aucun narrateur l’ayant rapporté.
فعلى الأول لفظ الإثم مضاف في الثاني إلى الفاعل، وفي الأول مضاف إلى المفعول، وعلى الثاني هو مضاف فيهما إلى الفاعل.
وبعض الناس يقول:
ما ترك القاتل على المقتول من ذنب. وليس المراد أن القاتل يحمل جميع سيئاته، بل قد روي أن القتل كفارة للمقتول.
وعن علي بن الحسين بن علي أنه بلغه قتل ابن زياد وهو يطوف فساءه ذلك،
قال:
فقيل له وما تكره من ذلك؟
قال:
لأن القتل كفارة المقتول
(١)
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والذي عليه الحديث أنه إن كانت له حسنات أخذت منه، وإلا جعلت من سيئات المظلوم عليه، ولهذا يبوء بإثم المظلوم لكن ليس فيه أنه يحمل جميع سيئات المظلوم، وقد يكون المقتول ظلماً عليه أوزار كبيرة وقد قتل نفوساً، فلا يكون إثم قتله بقدر الإثم من قتلهم كلهم، لكن قد يقال في القصة المعنية لم يكن على المقتول من السيئات أعظم من سيئة قتله، فإن قتله أعظم الذنوب بعد الكفر، وهو أول مقتول قُتل على وجه الأرض،
وقد ثبت في الصحيحين عن ابن مسعود وغيره عن النبي صَلَّى اللهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أنه قال:
«لا تُقتل نفس ظلماً إلا كان على ابن
(١) لم أجد من خرّجه.