Quant à Sa parole : « Ne haussez pas vos voix au-dessus de la voix du Prophète » jusqu’à Sa parole : « de peur que vos œuvres ne soient réduites à néant sans que vous ne vous en aperceviez », ainsi qu’au ḥadith relatif à la prière du ʽAṣr, la question fait l’objet d’une divergence.
Et le Très-Haut a dit :
« Ô vous qui avez cru, obéissez à Allah et obéissez au Messager, et ne rendez pas vaines vos œuvres »
[Sourate Muḥammad, v. 33].
Al-Ḥasan a dit : [l’annulation a lieu] par les désobéissances et les péchés capitaux.
D’après ʿAṭāʼ : par le polythéisme et l’hypocrisie.
D’après Ibn al-Sāʾib : par l’ostentation et la recherche de la renommée.
Et selon Muqātil : par le rappel intéressé (1).
En effet, un groupe (de Bédouins vint trouver le Messager d’Allah — qu’Allah prie sur lui et le salue — et dit : « Nous sommes venus à toi volontairement ; il y a donc pour nous sur toi un droit. » Alors ce verset fut révélé, ainsi que Sa parole : « Ils te rappellent comme une faveur le fait d’avoir embrassé l’Islam ») (2).
Ce qui est rapporté d’al-Ḥasan indique donc que les désobéissances et les grands péchés annulent (une partie) (3) des œuvres.
S’il est allégué : « Il n’a été visé par là que leur annulation par la mécréance », on répond : la mécréance est prohibée en elle-même et entraîne la damnation éternelle.