Et sa parole : « par la neige, la grêle et l’eau froide » constitue une image fondée sur des éléments de cette nature ; en vérité, les péchés eux-mêmes ne se lavent pas avec la neige(1).
On dit encore : « Fais-nous goûter la fraîcheur de Ton pardon et la douceur de Ton absolution. »
Lorsque Abû Qatâda régla la dette du défunt endetté, le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – déclara : « À présent, sa peau s’est refroidie »(2).
On dit également : « la fraîcheur de la certitude et la chaleur du doute. »
De même, à propos d’une affaire(3) l’on dit : « elle rafraîchit la poitrine », lorsqu’il s’agit d’une vérité que le cœur reconnaît et dont il se réjouit jusqu’à devenir semblable à la fraîcheur de la neige – on dit : « cela rafraîchit la poitrine »(4).
La maladie de l’âme provient soit d’un doute, soit d’un penchant(5) – désir ou colère –, et ces trois causes engendrent la chaleur.
On dit, au sujet de celui qui a obtenu ce qu’il recherchait : « son cœur s’est refroidi », et, à propos de celui qui n’a pas atteint son objectif : « il n’y a là rien qui refroidisse son cœur »(6). Car le chercheur est animé par la chaleur – le mouvement(7) – de la quête ; lorsqu’il trouve l’objet désiré, il se tranquillise et se rassérène.