mâ ataw » (1).
En vérité, cela leur avait été demandé dans la vie d’ici-bas, mais ils ne l’ont pas accordé, comme dans Sa parole :
« Puis, s’ils avaient été sollicités pour la sédition, ils l’auraient certes accordée. »
Il en a déjà été question dans Sa parole :
« Un Livre dont les versets ont été détaillés – un Coran arabe – pour des gens qui savent, annonciateur et avertisseur » (Fuṣṣilat, 3-4) et dans ce qui suit. Il a en effet informé (2) que le Messager les avait appelés (et que Son appel à leur endroit était identique à ce à quoi Il les avait conviés) (3) ; or il s’agit d’une requête émanant de Lui. De même, Il a dit : « Malheur aux polythéistes, ceux qui ne s’acquittent pas de la zakât » – c’est-à-dire qu’ils ne Lui remettent pas ce qui leur est demandé (4). Ainsi, cette expression implique que la preuve a été établie contre eux par l’intermédiaire des messagers, lesquels ne les appellent qu’à ce par quoi leurs âmes se purifieraient.
Parmi les preuves que la zakât suppose la purification – puisque son sens même renvoie à la pureté – figure la parole du Très-Haut :
« Prélève de leurs biens une aumône par laquelle tu les purifieras et les élèveras. » (At-Tawbah, 103)
(« tu les purifieras ») (5) du mal et tu les feras croître dans le bien ; leurs mauvaises actions s’effacent, ils deviennent alors purs d’elles, et leurs âmes s’épanouissent grâce aux œuvres vertueuses, une fois les péchés levés (6).
Le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Ô Allah, purifie-moi par l’eau, la neige et la grêle ; ô Allah, lave-moi de mes fautes comme l’on blanchit un vêtement… »