Quant à celui à qui il ne vient même pas à l’esprit qu’Allah a interdit cet acte, qui ne le désire pas davantage et, tout simplement, ne le réalise pas, il ne sera ni puni ni récompensé, tant qu’aucun acte positif – pouvant entraîner récompense ou châtiment – n’émane de lui.
Ainsi, lorsqu’on dit : « Ce qu’il est requis, c’est de ne pas le faire », si l’on entend par là que cette abstention suffit pour écarter la punition, la parole est juste, car tant qu’aucun péché effectif n’est commis, aucun châtiment n’est encouru. Mais si l’on entend que l’on est récompensé pour ce simple non-acte, il n’en est rien, car la récompense, tout comme la punition, n’est accordée qu’en raison d’un acte positif.
En vérité, le mécréant, du fait qu’il ne croit ni en Allah ni en Son Messager, ne manque pas d’accomplir des œuvres qui détournent son âme de la foi ; ces actions sont un acte de mécréance pour lequel il sera châtié. C’est pourquoi, lorsque Allah évoque le châtiment des mécréants dans le Feu, Il mentionne des actions effectives pour lesquelles ils sont punis : ces œuvres, opposées à la foi, sont ce qui corrompt l’âme. Par conséquent, l’unicité d’Allah (at-tawḥîd) et la foi constituent les plus grands moyens par lesquels l’âme se purifie.