se purifie}. Or, si l’on supposait que le sens est : « a certes réussi celui dont Allah a purifié l’âme », il n’y aurait alors, pour les gens, ni ordre ni interdiction, ni encouragement ni mise en garde. Le Coran, lorsqu’il commande ou interdit, ne se contente jamais d’évoquer le simple décret ; il ne dit pas : « celui qu’Allah a fait croyant », mais il dit : « Certes, ont réussi les croyants : ceux qui, dans leur prière, sont humbles » et : « Certes, a réussi celui qui se purifie, invoque le Nom de son Seigneur et accomplit la prière ». En effet, la seule mention du décret — dans le cadre de l’ordre, de la défense, de l’exhortation et de la menace (1) — contredirait l’objectif visé ; cela ne conviendrait même pas à l’esprit le plus limité, que dire alors de la Parole d’Allah, exalté soit-Il ! Ne vois-tu pas que, lorsqu’Il se trouve dans le registre de l’ordre, de l’interdiction, de l’encouragement et de la dissuasion, Il mentionne ce qui s’y prête : promesse et menace, éloge et blâme, insistance pressante et mise en garde (2) ? Il ne rappelle le décret qu’en exposant Ses bienfaits sur eux : soit des bienfaits qui ne relèvent pas de leurs actes, soit la grâce qu’Il leur accorde en matière de foi et d’œuvre pie. Il le mentionne alors dans le contexte de Sa puissance et de Sa volonté. Mais, dans un passage d’injonction, Il ne l’évoque qu’à propos des bienfaits. Ainsi Sa parole : « Et n’eût été la grâce d’Allah sur vous et Sa miséricorde, nul d’entre vous ne se serait jamais purifié ; mais c’est Allah qui purifie qui Il veut » (an-Nûr, 21) : ici, la mention du décret est appropriée. Quant à Sa parole : « Certes, a réussi celui qui se purifie », elle revêt un autre sens ; ce verset appartient au second type et non
(1) Omis dans l’édition imprimée. (2) Omis dans l’édition imprimée.
تَزَكَّى} فلو قُدّر أن المعنى: أفلح من زكى الله نفسه: لم يكن في هذا أمر لهم ولا نهي؛ ولا ترغيب ولا ترهيب. والقرآن إذا أمر أو نهى لا يذكر مجرد القدر فلا يقول: من جعله الله مؤمناً. بل يقول: {قَدْ أَفْلَحَ الْمُؤْمِنُونَ • الَّذِينَ هُمْ فِي صَلَاتِهِمْ خَاشِعُونَ} و {قَدْ أَفْلَحَ مَنْ تَزَكَّى • وَذَكَرَ اسْمَ رَبِّهِ فَصَلَّى} إذ ذكر مجرد القدر (في الأمر والنهي والترغيب والترهيب) (١) يناقض المقصود، ولا يليق هذا بأضعف الناس عقلاً، فكيف بكلام الله تعالى ألا ترى أنه في مقام الأمر والنهي والترغيب والترهيب يذكر ما يناسب ذلك من الوعد والوعيد والمدح والذم (والتحضيض والترهيب) (٢) ، وإنما يذكر القدر عند بيان نعمه عليهم: إما بما ليس من أفعالهم، وإما بإنعامه بالإيمان والعمل الصالح، ويذكره في سياق قدرته ومشيئته، وأما في معرض الأمر فلا يذكره إلا عند النعم. كقوله: {وَلَوْلَا فَضْلُ اللَّهِ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَتُهُ مَا زَكَى مِنْكُمْ مِنْ أَحَدٍ أَبَدًا وَلَكِنَّ اللَّهَ يُزَكِّي مَنْ يَشَاءُ} [النور: ٢١] فهذا هناك مناسب. وقوله: {قَدْ أَفْلَحَ مَنْ تَزَكَّى} معنى آخر، وهذه الآية من جنس الثانية لا
(١) سقط من المطبوع. (٢) سقط من المطبوع.