à l’âme précédemment mentionnée ; il ne revient donc pas à « man », ni comme pronom sujet ni comme pronom complément d’objet. Ainsi, la proposition relative se retrouve dépourvue de pronom de rappel, ce qui est inadmissible.
Certes, si l’on avait dit : « A certes réussi celui dont Allah purifie Lui-même l’âme », ou : « celui pour qui Allah la purifie », ou toute tournure analogue, la phrase aurait été correcte.
Qu’une évidence (telle que celle-ci) (1) échappe aux grammairiens qui ont soutenu cette opinion tient du prodige.
Or Il n’a pas dit : « A certes réussi l’âme qu’Il a purifiée », car, dans ce cas, « qu’Il a purifiée » eût été un attribut de « l’âme » et non la proposition relative ;
mais Il a dit :
{قَدْ أَفْلَحَ مَنْ زَكَّاهَا}
… la proposition (2) y sert de qualificatif à « man », lequel, par lui-même, n’en possède aucun.
De même, Il n’a pas dit non plus : « A certes réussi l’âme qu’Il a purifiée » ; car, si l’on avait formulé ainsi la phrase et fait du pronom de « qu’Il a purifiée » un renvoi au Nom d’Allah, la construction eût été recevable. (Or Il a bel et bien dit : « A certes réussi celui qui la purifie ») (3).
Lorsque donc les partisans de cette interprétation se livrent à des contorsions (4) et affirment : « Le sens sous-entendu est {قَدْ أَفْلَحَ مَنْ زَكَّاهَا}, c’est-à-dire : l’âme qu’Il a purifiée »,
et qu’ils prétendent qu’il y a dans « zakkā » un pronom et que le complément d’objet revient à « man »,
(et qu’ils ajoutent que « man ») (5) convient au masculin comme au féminin, au singulier comme au pluriel, de sorte que le pronom se rattache à son sens – féminin d’un point de vue non réel –, c’est pour cela qu’il a été dit :
(1) Omis de l’édition imprimée.
(2) Dans l’édition imprimée : « صلة ».
(3) Omis de l’édition imprimée.
(4) Omis de l’édition imprimée.
(5) Omis de l’édition imprimée.
على النفس المتقدمة فلا يعود على
«مَنْ»
، لا ضمير الفاعل ولا ضمير المفعول. فتخلو الصلة عن عائد وهذا لا يجوز.
نعم لو قيل:
قد أفلح من زكاها الله نفسه أو من زكاها الله له ونحو ذلك صح الكلام.
وخفاء
(مثل)
(١)
هذا على من قال بهذا من النحاة عجب.
وهو لم يقل:
قد أفلحت نفس زكاها. فإنه هنا كانت تكون زكاها صفة لنفس لا صلة؛
بل قال:
{قَدْ أَفْلَحَ مَنْ زَكَّاهَا}
... فالجملة
(صفة)
(٢)
لمَنْ لا صفة لها.
ولا قال أيضا:
قد أفلحت النفس التي زكاها؛ فإنه لو قيل ذلك وجعل في زكاها ضمير يعود على اسم الله صح،
(وإنما قال قد أفلح من زكاها)
(٣)
فإذا
(تكلف أهل هذا القول)
(٤)
وقال: التقدير
{قَدْ أَفْلَحَ مَنْ زَكَّاهَا}
... أي النفس التي زكاها.
وقالوا:
في زكيّ ضمير والمفعول يعود على
«مَنْ»
،
(وقالوا:
«مَنْ»
)
(٥)
تصلح للمذكر والمؤنث والواحد والعدد فالضمير عائد على معناها المؤنث وتأنيثها غير حقيقي،
فلهذا قيل:
(١) سقط من المطبوع.
(٢) في المطبوع: صلة.
(٣) سقط من المطبوع.
(٤) سقط من المطبوع.
(٥) سقط من المطبوع.