De même, al-Wālī l’a rapporté d’après Ibn ʿAbbâs, mais la chaîne est rompue : elle n’est pas établie (1).
Ce n’est toutefois pas là le sens voulu par le verset ; le sens visé est assurément le premier, tant du point de vue de l’expression que du sens. S’agissant de « l’expression », Sa parole : « celui qui la purifie » est une proposition relative ; elle requiert donc nécessairement un pronom renvoyant à « celui qui ». Ainsi, lorsque l’on dit : « A certes réussi la personne qui la purifie », le pronom du sujet (2) dans « la purifie » renvoie à « celui qui ». Telle est la tournure correcte, indubitablement, tout comme on dit : « A certes réussi celui qui craint Allah, son Seigneur », ou : « A certes réussi celui qui obéit à son Seigneur », (ou encore : « A certes réussi celui qui Le redoute ») (3).
En revanche, si l’on entend : « A certes réussi celui qu’Allah purifie », il ne reste plus dans la phrase de pronom renvoyant à « celui qui ». Dans ce cas (4), le pronom renverrait à Allah (selon cette interprétation) (5), et non à « celui qui ». Quant au pronom du complément d’objet, il renvoie