1398 – Le vœu adressé à un shaykh déterminé, encore vivant, pour solliciter son aide ou la satisfaction d’un besoin Ibn Mufliḥ écrit : « Ibn Razîn a d’abord posé que le vœu portant sur une désobéissance est un vœu vain. Il a ajouté : lorsqu’une personne voue quelque chose à autre qu’Allah Très-Haut, par exemple à un shaykh précis, vivant, pour qu’il lui porte secours ou lui règle une affaire, c’est l’équivalent d’un serment prêté par autre qu’Allah. D’autres estiment qu’il s’agit d’un vœu de désobéissance ; c’est également l’avis de notre shaykh. » ⦗Al-Furūʿ 6/403-404 (11/78)⦘ (1). 1399 – Lorsqu’une personne voue un candélabre, payé comptant, au Prophète (sallâ Allahu ʿalayhi wa sallam) 1400 – et lorsqu’elle voue quelque chose aux tombeaux Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit, au sujet de celui qui voue un candélabre en numéraire au Prophète (sallâ Allahu ʿalayhi wa sallam) : on en distribue la valeur aux voisins du Prophète, et cela est meilleur qu’une récitation intégrale du Coran. Le cas est comparable à celui de celui qui l’aurait doté à une mosquée : l’acte n’est pas valide et, selon l’avis retenu, il doit acquitter la kaffâra d’un serment. D’après une autre opinion, le vœu est valable, mais le candélabre est fondu et employé à son utilité. Il a ajouté, à propos du vœu fait pour les tombeaux : on l’affecte à des intérêts collectifs tant que le propriétaire n’est pas connu (2). Quant à l’obligation d’une kaffâra, les avis divergent ; il est louable d’en consacrer le montant à une œuvre légiférée analogue. » ⦗Al-Furūʿ 6/404 (11/78)⦘ (3). 1401 – Le fait d’accomplir la désobéissance objet du vœu n’exonère pas de l’expiation Ibn Mufliḥ écrit : « Si l’auteur du vœu accomplit l’acte illicite, il n’est pas pour autant quitte de la kaffâra ; c’est ce qu’a rapporté Muhannâ. Le Qâḍî a, lui, choisi l’avis contraire, au motif que la prière accomplie dans une demeure usurpée est nulle. D’aucuns ont même dit que cela vaut également pour l’acte objet du serment… »
(1) « al-Fatawa », t. 11, p. 504 ; t. 33, p. 123. (2) Dans sa Glose sur al-Furû’, Ibn Qundus écrit : « zahiruhu (son sens apparent) : “Si son Seigneur le sait, il le lui rendra.” » (3) « al-Ikhtiyarat » de al-Ba’li, p. 476.
١٣٩٨ - النذر لشيخ معين حي للاستعانة وقضاء الحاجة منه: - قال ابن مفلح: (وقدم ابن رزين: نذر معصية لغو، قال: ونذره لغير الله تعالى كنذره لشيخ معين حي للاستعانة وقضاء الحاجة منه كحلفه بغيره، وقال غيره: هو نذر معصية، وقاله شيخنا أيضا) [الفروع ٦/ ٤٠٣ - ٤٠٤ (١١/ ٧٨)] (١). ١٣٩٩ - إذا نذر قنديل نقد للنبي ﷺ -: ١٤٠٠ - وإذا نذر شيئا للقبور: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا فيمن نذر قنديل نقد للنبي ﷺ: يصرف لجيران النبي ﷺ قيمته، وأنه أفضل من الختمة، ويتوجه كمن وقفه على مسجد، لا يصح فكفارة يمين، على المذهب، وقيل: يصح ويكسر، وهو لمصلحته. وقال أيضا في النذر للقبور: هو للمصالح ما لم يُعلم ربُّه (٢)، وفي الكفارة الخلاف، وأن من الحسن صرفه في نظيره من المشروع) [الفروع ٦/ ٤٠٤ (١١/ ٧٨)] (٣). ١٤٠١ - فعل المعصية المنذورة لا يسقط الكفارة: - قال ابن مفلح: (فإن فعل المعصية لم يكفر، نقله مهنا، واختار القاضي: بلى، لبطلان الصلاة بدار غصب، وقيل: حتى المحلوف عليها،
(١) «الفتاوى» (١١/ ٥٠٤؛ ٣٣/ ١٢٣). (٢) قال ابن قندس في «حاشيته على الفروع»: (فظاهره إن علم ربُّه ردَّ إليه). (٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٧٦).