⦗11/73⦘ (1). 1396 – Lorsqu’une personne formule un vœu au profit d’un lieu qu’elle vénère, de ses habitants ou de ceux qui lui sont affiliés Ibn Mufliḥ écrit : « Quiconque voue quelque chose à un arbre, à une montagne, à une grotte ou à une tombe qu’il tient en vénération – que ce soit au lieu lui-même, à ses occupants ou à ceux qui lui sont rattachés – son vœu est illicite, et il est unanimement interdit de l’exécuter, selon l’avis de notre shaykh. Il en va de même pour un vœu adressé à une tombe, pour la promesse de faire l’aumône avec le bien d’autrui, de boire du vin ou de jeûner un jour de menstruation. » ⦗Al-Furūʿ 6/401-402 (11/76)⦘ (2). 1397 – Lorsqu’une personne fait vœu d’égorger son enfant ou de s’immoler elle-même Ibn Mufliḥ rapporte : « L’Imam (Aḥmad) a stipulé que, si quelqu’un s’engage à immoler son fils ou à s’immoler lui-même, il doit sacrifier un bélier. Certains ont dit : à la place de la personne ; d’autres : comme un *hady* (offrande rituelle). Ḥanbal a rapporté qu’il est tenu d’accomplir les deux. D’après un autre récit, s’il déclare : “Si je fais telle chose, il m’incombera telle chose”, en ayant l’intention d’un serment, il s’agit bien d’un serment ; sinon, c’est un vœu de désobéissance, et, dans le cas de l’égorgement, il doit sacrifier un bélier – tel est le choix de notre shaykh, qui précise que la plupart des textes d’Aḥmad le confirment. Il ajoute : cette question repose sur la distinction entre le vœu (*nadhr*) et le serment (*yamîn*). Si quelqu’un fait le vœu d’un acte d’obéissance en l’énonçant sous forme de serment, l’expiation du serment (kaffârat yamîn) suffit – point sur lequel il n’existe aucun désaccord rapporté d’Aḥmad. À plus forte raison cette expiation devrait-elle suffire lorsqu’il s’agit d’un acte de désobéissance formulé comme un serment ! Selon la version rapportée par Ḥanbal, les deux obligations pèsent donc sur l’auteur du vœu, tandis que, pour celui qui a prêté serment, la kaffâra suffit ; on aboutit ainsi à six opinions au total. » ⦗Al-Furūʿ 6/402-403 (11/77-78)⦘ (3).
(1) al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 476. (2) al-Fatāwā, tomes 24, p. 319, et 27, p. 77 ; al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 476. (3) al-Ikhtiyārāt de al-Baʿlī, p. 479 ; voir aussi : Jāmiʿ al-Masā’il, t. 2, p. 220 ; al-Fatāwā, t. 35, p. 344.
(١١/ ٧٣)] (١). ١٣٩٦ - إذا نذر شيئا لمكان يعظمه أو لسكانه أو للمضافين إلى ذلك المكان: - قال ابن مفلح: (ومن يعظم شجرة أو جبلا أو مغارة أو قبرا إذا نذر له أو لسكانه أو للمضافين إلى ذلك المكان لم يجز، ولا يجوز الوفاء به إجماعا، قاله شيخنا، كقبر وكصدقته بمال غيره وشرب خمر وصوم يوم حيض) [الفروع ٦/ ٤٠١ - ٤٠٢ (١١/ ٧٦)] (٢). ١٣٩٧ - إذا نذر ذبح ولده أو نفسه: - قال ابن مفلح: (ونص أنه إن نذر ذبح ولده أو نفسه ذبح كبشا, قيل: مكانه، وقيل: كهدي، ونقل حنبل: يلزمانه, وعنه: إن قال إن فعلته فعلي كذا أو نحوه وقصد اليمين فيمين, وإلا فنذر معصية فيذبح في مسألة الذبح كبشا, اختاره شيخنا، وقال: عليه أكثر نصوصه. قال: وهو مبني على الفرق بين النذر واليمين، ولو نذر طاعة حالفا بها أجزأه كفارة يمين, بلا خلاف عن أحمد, فكيف لا يجزئه إذا نذر معصية حالفا بها؟! فعلى هذا على رواية حنبل يلزمان الناذر, والحالف يجزئه كفارة يمين, فتصير ستة أقوال) [الفروع ٦/ ٤٠٢ - ٤٠٣ (١١/ ٧٧ - ٧٨)] (٣).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٤٧٦). (٢) «الفتاوى» (٢٤/ ٣١٩؛ ٢٧/ ٧٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤٧٦). (٣) «الاختيارات» للبعلي (٤٧٩) , وانظر: «جامع المسائل» (٢/ ٢٢٠)، «الفتاوى» (٣٥/ ٣٤٤).