1391 – Lorsqu’une personne prête serment à propos d’un acte licite ou d’un péché – ou en fait le vœu : – Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre shaykh a dit : Si quelqu’un jure d’accomplir un acte permis ou répréhensible, rien ne lui incombe, tout comme s’il en avait fait le vœu ; en effet, ce qui ne devient pas obligatoire par le vœu ne saurait l’être par un serment. Ainsi, pour celui qui estime que le vœu n’impose rien, le serment n’impose, a fortiori, rien non plus, car l’obligation découlant du vœu est plus forte que celle qui résulte du serment. » ⦗Al-Furūʿ 6/396-397 (11/68)⦘. 1392 – S’il dit : « Si untel arrive, je jeûnerai tant de jours… » 1393 – Ou s’il dit : « Si Allah m’éprouve, je serai assurément patient », ou : « Si je rencontre un ennemi, je combattrai pour Sa cause » : – Ibn Mufliḥ écrit : « … De même, notre shaykh a déclaré à propos de celui qui dit : “Si untel arrive, je jeûnerai tant de jours” : il s’agit d’un vœu qu’il est obligatoire de remplir dès qu’on en a la capacité ; je ne connais là-dessus aucune divergence, et celui qui prétend que ce n’est pas un vœu se trompe. Il a encore dit : La parole de celui qui affirme : “Si Allah m’éprouve, je serai patient”, “Si je rencontre un ennemi, je lutterai dans Sa voie”, ou : “Si je savais quelle œuvre est la plus aimée d’Allah, je l’accomplirais” constitue un vœu dépendant d’une condition, à l’instar de la parole rapportée dans le verset : « Si Allah nous accorde de Sa grâce… » (Coran 9:75). De la même façon, souhaiter la rencontre de l’ennemi ou solliciter un poste d’autorité revient à s’imposer soi-même une obligation. Ainsi, lorsqu’un croyant se rend une chose obligatoire sans y être tenu — par un vœu, un engagement, une requête ou une demande — il agit par ignorance et injustice envers lui-même. Quant à la formule : “Si Allah m’éprouve, je serai patient”, si elle est énoncée comme une promesse et un engagement, elle équivaut à un vœu ; mais si ce n’est qu’un constat de l’état présent, elle manifeste une autosatisfaction et une ignorance de la réalité de sa propre condition. » ⦗Al-Furūʿ 6/397 (11/69-70)⦘ (1).
(1) Voir Al-Ikhtiyarat d’al-Ba‘lī, p. 476.
١٣٩١ - إذا حلف بمباح أو معصية أو نذرهما: - قال ابن مفلح: (وقال شيخنا: إذا حلف بمباح أو معصية لا شيء عليه، كنذرهما، فإن ما لم يلزم بنذره لا يلزم به شيء إذا حلف به، فمن يقول: لا يلزم الناذر شيء لا يلزم الحالف بالأولى، فإن إيجاب النذر أقوى من إيجاب اليمين) [الفروع ٦/ ٣٩٦ - ٣٩٧ (١١/ ٦٨)]. ١٣٩٢ - إذا قال: إن قدم فلان أصوم كذا: ١٣٩٣ - وإذا قال: لئن ابتلاني لأصبرن، أو: لئن لقيت عدوا لأجاهدن: - قال ابن مفلح: ( ... وكذا قال شيخنا فيمن قال: إن قدم فلان أصوم كذا: هذا نذر يجب الوفاء به مع القدرة، لا أعلم فيه نزاعا، ومن قال: ليس بنذر= فقد أخطأ. وقال: قول القائل: لئن ابتلاني لأصبرن، ولئن لقيت عدوا لأجاهدن، ولو علمت أي العمل أحب إلى الله لعملته، نذر معلق بشرط، كقول الآخر: ﴿لَئِنْ آتَانَا مِنْ فَضْلِهِ﴾ الآية [التوبة: ٧٥]، ونظير ابتداء الإيجاب تمني لقاء العدو ويشبهه سؤال الإمارة، فإيجاب المؤمن على نفسه إيجابا لم يحتج إليه بنذر وعهد وطلب وسؤال جهل منه وظلم، وقوله: لئن ابتلاني لصبرت ونحو ذلك، إن كان وعدا والتزاما فنذر، وإن كان خبرا عن الحال ففيه تزكية للنفس وجهل بحقيقة حالها) [الفروع ٦/ ٣٩٧ (١١/ ٦٩ - ٧٠)] (١).
(١) انظر: «الاختيارات» للبعلي (٤٧٦).