1387 – Cas où l’on adjure un tiers, par serment, d’accomplir telle action et qu’il ne l’accomplit pas :
1388 – La crainte de voir l’ennemi s’emparer du territoire est considérée comme une contrainte incitant à sortir :
– Ibn Mufliḥ rapporte : « Notre Shaykh a retenu que, lorsqu’une personne jure à propos d’autrui pour qu’il accomplisse absolument un acte, et que celui-ci s’en écarte, le sermentaire ne se rend pas coupable de parjure si son intention était de l’honorer et non de le contraindre, car cela relève alors d’un ordre simple qui, en soi, n’impose pas d’obligation. La preuve en est que le Prophète ﷺ ordonna à Abû Bakr de demeurer dans le rang et qu’il ne le fit pas ; de même, Abû Bakr fit serment devant lui afin qu’il l’informe de ce qui, dans l’interprétation d’un songe, était correct ou erroné, mais le Prophète ﷺ répondit : « Ne jure pas », sachant qu’Abû Bakr ne visait pas à l’obliger par serment, l’intérêt général commandant alors la réserve.
Il ajouta : si la personne concernée ignore qu’un serment a été prêté à son sujet, l’affaire est négligeable et l’absence de parjure apparaît ici plus évidente encore.
Il déclara enfin : la peur de l’emprise de l’ennemi constitue une contrainte justifiant la sortie. » ⦗Al-Furūʿ 6/390 (11/60-61)⦘ (1)
(1) Al-Ikhtiyarat d’al-Ba’li, pp. 387, 390.
١٣٨٧ - إذا حلف على غيره ليفعلن كذا فلم يفعل:
١٣٨٨ - والخوف من استيلاء العدو إكراه على الخروج:
- قال ابن مفلح: (واختار شيخنا فيمن حلف على غيره ليفعلنه فخالفه لم يحنث إن قصد إكرامه لا إلزامه به لأنه كالأمر، ولا يجب، لأمر النبي ﷺ أبا بكر بوقوفه في الصف ولم يقف، ولأن أبا بكر أقسم عليه ليخبرنه بالصواب والخطأ لما فسر الرؤيا، فقال: «لا تقسم»، لأنه علم أنه لم يقصد الإقسام عليه مع المصلحة المقتضية للكتم.
وقال: إن لم يعلم المحلوف عليه بيمينه فكناس، وعدم حنثه هنا أظهر.
وقال: خوف استيلاء العدو إكراه على الخروج) [الفروع ٦/ ٣٩٠ (١١/ ٦٠ - ٦١)] (١).
(١) «الاختيارات» للبعلي (٣٨٧، ٣٩٠).