1) La première version stipule qu’aucun serment n’est rompu lorsqu’il y a oubli, ni lorsqu’il y a ignorance accompagnée d’oubli dans l’accomplissement de l’acte juré, qu’il s’agisse d’un serment nécessitant une expiation ou d’un autre. Selon cette version, le serment reste valable ; il n’est pas dissous du fait que l’acte juré ait été accompli par inadvertance ou ignorance. En effet, de même que la formule de serment n’inclut pas l’état d’ignorance ou d’oubli au regard du parjure, elle ne l’inclut pas non plus au regard de l’observance ; car si l’on considérait que l’acte juré est réalisé quant à l’observance, il faudrait également le considérer comme réalisé quant au parjure. Cette version est celle que Shaykh al-Islâm et d’autres ont retenue ; elle constitue l’opinion la plus solide des deux rapportées d’al-Shâfiʿî, adoptée par plusieurs de ses disciples. » ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 4/86⦘ – Ibn Mufliḥ a dit : « Si quelqu’un jure de ne pas faire une chose puis la fait par oubli ou par ignorance, l’avis retenu par le Shaykh – et qu’il a exposé dans Al-Muḥarrar au sujet de l’objet du serment (1) – est qu’il se parjure uniquement en matière d’affranchissement et de divorce ; c’est l’opinion adoptée par la majorité, qui la rapporte comme étant celle de l’école. D’après une autre version : il se parjure dans tout serment nécessitant une expiation. D’après une troisième : il n’y a pas de parjure et son serment demeure valide ; c’est l’avis le plus évident, préféré dans Al-Khulāṣa, rapporté dans Al-Irshād par certains de nos compagnons et choisi par notre Shaykh. Celui-ci ajoute : « Les chaînes de transmission qui l’appuient sont aussi nombreuses que celles qui établissent une distinction. » Cela (2) montre qu’Aḥmad l’a considéré comme un *ḥâlif* (simple jureur) et non comme quelqu’un qui suspend une conséquence conditionnelle, et que le parjure n’entraîne pas nécessairement la réalisation de ce qu’il a juré de provoquer. » ⦗Al-Furūʿ 6/389 (11/59)⦘ (3)
(1) Dans sa Hachiya sur al-Furuʿ (éd. L, p. 186/A), Ibn Nasr Allâh écrit : « Si l’ignorance ne porte que sur l’objet juré, l’effet est le même que si l’on avait prêté serment sans connaissance de l’engagement, et le sens premier de cette formulation générale établit leur équivalence. » (2) Dans l’édition 1 et dans le manuscrit (p. 368) figure la mention « wa anna hâdhâ » (« et ceci »), mention confirmée par l’édition 2. (3) al-Fatâwâ (t. 33, p. 208) ; al-Ikhtiyârât d’al-Baʿlī (p. 389).
إحداها: أنه لا يحنث في شيء من الأيمان بالنسيان، ولا الجهل بفعل المحلوف عليه مع النسيان، سواء كانت من الأيمان المكفرة أوغيرها، وعلى هذه الرواية فيمينه باقية لم تنحل بفعل المحلوف عليه مع النسيان والجهل، لأن اليمين كما لم يتناول حالة الجهل والنسيان بالنسبة إلى الحنث لم يتناولها بالنسبة إلى البر، إذا لو كان فاعلا للمحلوف عليه بالنسبة إلى البر لكان فاعلا له بالنسبة إلى الحنث، وهذه الرواية اختيار شيخ الإسلام وغيره، وهي أصح قولي الشافعي، اختاره جماعة من أصحابه) [إعلام الموقعين ٤/ ٨٦]. - وقال ابن مفلح: (وإن حلف لا يفعل شيئا ففعله ناسيا أو جاهلا، واختار الشيخ وقاله في «المحرر» بالمحلوف (١) = حنث في عتق وطلاق فقط، اختاره الأكثر، وذكروه المذهب، وعنه: في يمين مكفرة، وعنه: لا حنث، ويمينه باقية، وهو أظهر، وقدمه في «الخلاصة»، وهو في «الإرشاد» عن بعض أصحابنا، واختاره شيخنا، وقال شيخنا: رواتها بقدر رواة التفرقة، وهذا (٢) يدل أن أحمد جعله حالفا لا معلقا، والحنث لا يوجب وقوع المحلوف به) [الفروع ٦/ ٣٨٩ (١١/ ٥٩)] (٣).
(١) قال ابن نصر الله في «حاشيته على الفروع» (ل: ١٨٦/أ): (إذا قيد الجهل بالمحلوف عليه خرج من ذلك ما لو فعله جاهلا باليمين، ومقتضى إطلاقه الأول أنهما سواء). (٢) في ط ١ والنسخة الخطية (ص ٣٦٨): (وأن هذا)، والمثبت من ط ٢. (٣) «الفتاوى» (٣٣/ ٢٠٨)، «الاختيارات» للبعلي (٣٨٩).