Chapitre : De l’impureté et de son élimination
89 – L’impureté du madhî
Ibn al-Qayyim – dans le passage où il mentionne certaines questions au sujet desquelles l’Envoyé ﷺ, porteur de la religion droitement monothéiste et empreinte de facilité, a fait preuve de souplesse alors que d’autres s’y sont montrés rigoureux – a dit :
« Parmi ces questions figure celle du madhî : le Prophète ﷺ fut interrogé à son sujet et ordonna de renouveler les ablutions. On lui demanda alors : « Que dois-je faire pour la partie de mon vêtement qu’il a touchée ? » Il répondit : « Prends une poignée d’eau et asperge-la sur l’endroit où tu penses qu’il est tombé. » » Rapporté par Aḥmad, al-Tirmidhî et al-Nasâʾî. Il a donc permis de se contenter d’asperger la zone atteinte par le madhî, tout comme il prescrivit d’asperger l’urine du nourrisson mâle.
Notre maître a dit : « Voilà l’avis correct, car cette impureté est difficile à éviter : elle souille fréquemment les vêtements du jeune célibataire. Elle mérite donc, à plus forte raison, d’être allégée, plus encore que l’urine du nourrisson et que les salissures présentes sous le khuff ou la chaussure. » [Ighâthat al-Lahfân, 1/238-239] (1)
90 – La madda, le pus et la sanie
Ibn al-Qayyim poursuit dans le même passage :
« Aḥmad a expressément déclaré que l’on pardonne une petite quantité de wadî, comme pour le madhî, et qu’une faible quantité de vomissure est également excusée. »
Notre maître a dit : « Il n’est pas obligatoire de laver ni le vêtement ni le corps de la madda, du pus ou de la sanie, car aucun argument ne prouve que ces substances soient impures. » [Ighâthat al-Lahfân, 1/239] (2)
(1) Al-Ikhtiyârât d’Ibn ‘Abd al-Hâdi (n ° 74), d’al-Burhân (n ° 85) et d’al-Ba‘lî (n ° 43).
(2) Dans l’édition d’al-Ba‘lî (n ° 43), on lit « et il n’est pas obligatoire de laver le vêtement ni le corps du madhî » (al-madhî, sécrétion pré-éjaculatoire), alors que la lecture correcte est « min al-mîdda » (de la période).
باب ذكر النجاسة وإزالتها
٨٩ - نجاسة المذي:
- قال ابن القيم ــ ضمن ذكره لبعض الأشياء التي سهل فيها المبعوث بالحنيفية السمحة وشدد فيها بعض الناس ــ: (ومن ذلك: أن النبي ﷺ سئل عن المذي، فأمر بالوضوء منه؛ فقال: كيف ترى بما أصاب ثوبي منه؟ قال: «تأخذ كفًا من ماء، فتنضح به حيث ترى أنه أصابه» رواه أحمد والترمذي والنسائي، فجوّز نضح ما أصابه المذي، كما أمر بنضح بول الغلام.
قال شيخنا: وهذا هو الصواب، لأن هذه النجاسة يشق الاحتراز منها لكثرة ما يصيب ثياب الشاب العزبِ، فهي أولى بالتخفيف من بول الغلام؛ ومن أسفل الخف والحذاء) [إغاثة اللهفان: ١/ ٢٣٨ ــ ٢٣٩] (١).
٩٠ - المِدَّة والقيح والصديد:
- قال ابن القيم ــ ضمن ذكره لبعض الأشياء التي سهل فيها المبعوث بالحنيفية السمحة وشدد فيها بعض الناس ــ: (ومن ذلك: نص أحمد على أن الودي يعفى عن يسيره كالمذي، وكذلك يعفى عن يسير القيء؛ نص عليه أحمد.
وقال شيخنا: لا يجب غسل الثوب ولا الجسد من المِدَّة والقيح والصديد؛ قال: ولم يقم دليل على نجاسته) [إغاثة اللهفان: ١/ ٢٣٩] (٢).
(١) «الاختيارات» لابن عبد الهادي (رقم: ٧٤) وللبرهان (رقم: ٨٥) وللبعلي (٤٣).
(٢) «الاختيارات» للبعلي (٤٣)، ووقع في مطبوعته: (ولا يجب غسل الثوب والبدن من المذي)، وصوابه: (من المِدَّة).