1384 – La parole englobe un acte et tout ce qui l’accompagne de lettres et de sens : – Ibn Mufliḥ a dit : « Si quelqu’un jure de ne pas parler puis qu’il récite le Coran, proclame la *tasbîḥ* (la louange : « Subḥâna Allah ») ou fait le *dhikr* (l’évocation d’Allah), il ne viole pas son serment. Il en va de même s’il répond à la personne qui frappe à sa porte en lui disant : « Entrez-y en paix, en sécurité ! » (Cor. 15, 46), avec l’intention de l’avertir au moyen d’un verset. Sur ce point, l’école compte deux avis. En revanche, s’il n’avait pas l’intention de citer le Coran, il se parjure, comme l’ont rapporté plusieurs auteurs. La réalité du *dhikr* réside dans ce qui est effectivement prononcé ; de là, son serment s’y applique ; cela a été mentionné dans al-Intiṣâr. Notre Shaykh a commenté : La parole comporte une action – le mouvement – et tout ce qui s’y adjoint de lettres et de significations. C’est pourquoi, tantôt on la place en parallèle de l’acte, tantôt on la range comme l’une de ses subdivisions. » [al-Furūʿ 6/380-381 (11/45-46)] (1). 1385 – La visite n’équivaut pas à la résidence : – Ibn Mufliḥ a dit : « Si quelqu’un jure de ne pas habiter la maison puis y entre, ou s’y trouve sans être résident, et qu’il s’y attarde assis, deux opinions existent quant à savoir s’il rompt son serment. Al-Qâḍî a ajouté : même s’il y passe deux nuits, il ne se parjure pas. » Notre Shaykh précise : « La visite n’est, de l’avis unanime, pas une résidence, quand bien même durerait-elle longtemps. » [al-Furūʿ 6/386 (11/53)] (3). 1386 – Lorsqu’on jure de ne pas faire quelque chose mais qu’on le fait par oubli ou par ignorance : – Ibn al-Qayyim déclare : « Les récits transmis d’Imâm Aḥmad diffèrent sur ce point : on en rapporte trois versions… »
(1) «Al-Fatawa», vol. 8, p. 29 ; «Al-Ikhtiyarat» d’al-Baali, p. 475. (2) Dans les 1re et 2e éditions : l’ajout (ziyâdah) et la correction (taswîb) tirés d’«Al-Ikhtiyarat» d’al-Baali et d’autres sources. (3) «Mukhtasar al-Fatawa al-Misriyya», p. 547 ; «Al-Ikhtiyarat» d’al-Baali, p. 475.
١٣٨٤ - الكلام يتضمن فعلا وما يقترن بالفعل من الحروف والمعاني: - قال ابن مفلح: (وإن حلف لا يتكلم فقرأ أو سبح أو ذكر الله لم يحنث، وكذا قوله لمن دق بابه: ﴿ادْخُلُوهَا بِسَلَامٍ آمِنِينَ﴾ [الحجر: ٤٦] يقصد التنبيه بقرآن، وفي المذهب وجهان، وإن لم يقصد به القرآن حنث، ذكره جماعة، وحقيقة الذكر ما نطق به، فتحمل يمينه عليه، ذكره في «الانتصار». قال شيخنا: الكلام يتضمن فعلا كالحركة، ويتضمن ما يقترن بالفعل من الحروف والمعاني، فلهذا يجعل القول قسيما للفعل، وقسما منه أخرى) [الفروع ٦/ ٣٨٠ - ٣٨١ (١١/ ٤٥ - ٤٦)] (١). ١٣٨٥ - الزيارة ليست سكنى: - قال ابن مفلح: (وإن حلف لا يسكن الدار فدخلها، أو كان فيها غير ساكن فدام جلوسه ففي حنثه وجهان، وقال القاضي: ولو بات ليلتين لم يحنث. قال شيخنا: [والزيارة] (٢) ليست سكنى اتفاقا، ولو طالت مدتها) [الفروع ٦/ ٣٨٦ (١١/ ٥٣)] (٣). ١٣٨٦ - إذا حلف لا يفعل شيئا ففعله ناسيا أو جاهلا: - قال ابن القيم: (وقد اختلفت الرواية عن الإمام أحمد في ذلك، ففيه ثلاث روايات:
(١) «الفتاوى» (٨/ ٢٩)، «الاختيارات» للبعلي (٤٧٥). (٢) في ط ١ وط ٢: (الزيادة)، والتصويب من «الاختيارات» للبعلي وغيرها. (٣) «مختصر الفتاوى المصرية» (٥٤٧)، «الاختيارات» للبعلي (٤٧٥).