Et Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : « En vérité, dans l’usage courant, on ne peut pas le tenir pour véridique. » [al-Ādâb ash-Sharʿiyya 1/43-44] (1).
1382 – S’il a juré de se remarier par-dessus son épouse :
Ibn Mufliḥ a dit : « Lorsqu’un homme jure qu’il prendra une nouvelle femme, il se libère de son serment en concluant un contrat de mariage valide. Il en va de même – a-t-on dit – si son serment porte sur son épouse (2), sans intention ni motif particuliers ; c’est l’avis retenu par le Shaykh, comme dans le cas où il jure de ne pas se remarier sur elle. Selon l’opinion majoritaire, il s’acquitte de son serment en consommant le mariage avec une femme de condition comparable à la sienne ; par là – et Allah sait mieux – on vise une femme qui l’attristerait et lui nuirait, comme l’indique clairement le récit rapporté par Abū Ṭâlib. Dans al-Mufradât et ailleurs, on ajoute : ou en ayant des rapports avec elle. Notre Shaykh a précisé que le texte explicite exige seulement qu’il contracte mariage et qu’il consomme l’union, sans qu’il soit nécessaire qu’elle soit son égale. » [al-Furūʿ 6/365 (11/25)] (3).
1383 – S’il a fait vœu de lui offrir quelque chose :
Ibn Mufliḥ a dit : « S’il a voué de lui faire un don (4), il s’acquitte par le simple acte d’offre (ijâb), comme pour son serment ; toutefois, on a pu dire qu’il faut y voir la voie la plus parfaite, ainsi que l’a rapporté notre Shaykh. » [al-Furūʿ 6/367 (11/27)] (5).