tout en le jugeant blâmable ; cela est confirmé par sa parole rapportée dans la recension de Mahnâ : on lui dit alors : « Chuʿbah affirmait : “Le tadlîs est un mensonge.” » Il répondit : « Non ; certains ont pratiqué le tadlîs et nous continuons à transmettre leurs hadiths. » S’il avait réprouvé l’allusion de façon absolue, l’avait déclarée illicite ou l’avait assimilée à un mensonge, il aurait fondé sa critique sur ce motif, tant celui-ci s’applique partout et présente un intérêt général. Or il la motive uniquement par la recherche d’un effet d’apparence ; et, dans la plupart des cas où l’allusion est employée en dehors de la transmission du hadith, il n’y a justement aucun souci de paraître, notamment dans les situations où le Législateur l’a lui-même utilisée. C’est pourquoi Abū al-Khaṭṭâb et d’autres se sont limités à cette seule justification. Le Qâḍî a dit : « Il agit ainsi par aversion pour l’invention d’un hadith imputée à son narrateur ; or, celui qui blâme l’humilité dans la transmission du hadith se trompe. Tel est le sens de la parole d’Aḥmad : “Il cherche à se faire valoir.” » Fin de citation. Réfléchis donc à cela : la question se limite à la narration et ne contredit pas son texte où il distingue entre le serment et les autres cas. Shaykh Taqî ad-Dîn a dit : « La réprobation exprimée ici implique-t-elle l’interdiction ? La question se ramène aux deux avis relatifs aux *maʿārîḍ* lorsqu’il n’y a ni injuste ni victime ; l’opinion la plus pertinente est celle de l’interdiction, car le tadlîs dans la narration et le hadith est plus grave que dans la vente. » (1) Le Qâḍî et d’autres ont ajouté : « Certains traditionnistes ont prétendu que le récit d’un tel narrateur n’est pas recevable. Cela est erroné, car il n’a pas menti ; il a dit la vérité tout en laissant place à une ambiguïté. Or celui dont la parole prête à équivoque n’encourt pas pour autant le rejet de son témoignage. On demande, par exemple, à quelqu’un : “As-tu accompli le pèlerinage ?” Il répond : “Pas une fois, pas deux fois”, laissant entendre qu’il l’a effectué plusieurs fois, alors qu’en réalité il ne l’a jamais fait ; ce n’est pas un mensonge. » Fin de citation, en accord avec ce qui précède.
(1) À l’origine : « kull », la correction provenant de la maswada (brouillon).
على كراهته، يؤيده قوله في رواية مهنا ــ وقيل له: كان شعبة يقول: التدليس كذب. فقال: لا، قد دلس قوم، ونحن نروي عنهم. ولو كره التعريض مطلقا أو حرم أو كان كذبا لعلل به لاطراده وعموم فائدته، بل علل بالتزين، وغالب صور التعريض أو كثير منها في غير رواية الحديث لا تزين فيها، ولا يتعلق به ذلك كالموضع الذي استعملها الشارع وغير ذلك، ولهذا اقتصر أبو الخطاب وغيره على هذا التعليل. قال القاضي: ولأنه يفعل ذلك كراهة الوضع في الحديث لراويه، ومن كره التواضع في الحديث فقد أساء، وهذا معنى قول أحمد يتزين. انتهى كلامه. فتدبر هذا، فإنه أمر يختص بالرواية، لكن لا يعارض هذا نصه في الفرق بين اليمين وغيرها. قال الشيخ تقي الدين: هل (١) كراهته هنا للتحريم يخرج على قولين في المعاريض إذا لم يكن ظالما ولا مظلوما، والأشبه التحريم، فإن التدليس في الرواية والحديث أعظم منه في البيع. كذا قال. قال القاضي وغيره: وذهب قوم من أصحاب الحديث إلى أنه لا يقبل خبره، وهذا غلط؛ لأنه ما كذب، بل صدق إلا أنه أوهم، ومن أوهم في خبره لم يرد خبره، كمن قيل له: حججت؟ فقال: لا مرة، ولا مرتين، يوهم أنه حج أكثر، وحقيقته أنه ما حج أصلا، فلا يكون كذبا. انتهى كلامه، وهو موافق لما سبق.
(١) في الأصل: (كل)، والتصويب من «المسودة».