ou encore cet homme qui fit croire à son épouse qu’il récitait le Coran. Il arrive même que l’allusion devienne obligatoire lorsqu’elle sert à écarter un tort qu’il faut impérativement repousser et qu’aucun autre moyen ne permet d’écarter. Bien que cette pratique relève d’un certain stratagème verbal, elle se distingue des ruses interdites aussi bien par la finalité visée que par le moyen employé. Quant au premier aspect – à savoir qu’elle repousse un préjudice indu –, si l’allusion conduit à dissimuler ce qu’il est obligatoire de dévoiler, comme un témoignage, un aveu, un savoir, un conseil à un musulman ou la description des qualités d’un bien faisant l’objet d’une vente, d’un mariage ou d’une location, il s’agit alors d’une fraude clairement prohibée. Mathnâ al-Anbari rapporte : « J’ai demandé à Ahmad ibn Hanbal : “Comment doit-on comprendre le hadith relatif aux maʿârîḍ ?” Il répondit : “Les maʿârîḍ ne concernent pas l’achat et la vente ; elles s’appliquent plutôt à celui qui cherche à réconcilier les gens, ou dans des situations semblables.” » Notre Shaykh – qu’Allah lui fasse miséricorde – a établi la règle suivante : tout ce qu’il est obligatoire de déclarer rend l’allusion illicite, car elle revient à dissimuler et à tromper. Relèvent de cette règle l’aveu d’un droit, les allusions dans le serment qui l’atteste, le témoignage sur des contrats, la description de l’objet contracté, la fatwa, la transmission du hadith et le jugement. À l’inverse, pour tout ce qu’il est interdit de divulguer, l’allusion est permise – et même obligatoire lorsque la parole est requise –, comme lorsqu’on répond par allusion à quelqu’un qui s’enquiert d’un bien inviolable ou d’une personne qu’il se prépare à agresser. Si, enfin, il est également permis de parler ou de se taire, l’utilité peut se trouver soit dans la dissimulation, soit dans la révélation, soit dans les deux à la fois. Lorsqu’elle réside dans la dissimulation, l’allusion est recommandée, à l’exemple du combattant qui cache la direction qu’il compte prendre, ou de celui qui refuse de sortir ou de rencontrer quelqu’un qui l’empêcherait d’obéir à Allah, ou
أوهم امرأته القرآن. وقد يكون واجبا إذا تضمن دفع ضرر يجب دفعه ولا يندفع إلا بذلك، وهذا الضرب وإن كان نوع حيلة في الخطاب، لكنه يفارق الحيل المحرمة من الوجه المحتال عليه، والوجه المحتال به. أما الأول: فلكونه دفع ضرر غير مستحق، فلو تضمن كتمان ما يجب إظهاره من شهادة أو إقرار أو علم أو نصيحة مسلم أو التعريف بصفة معقود عليه في بيع أو نكاح أو إجارة = فإنه غش محرم بالنص. قال مثنى الأنباري: قلت لأحمد بن حنبل: كيف الحديث الذي جاء في المعاريض؟ فقال: المعاريض لا تكون في الشراء والبيع، تكون في الرجل يصلح بين الناس، أو نحو هذا. قال شيخنا: والضابط أن كل ما وجب بيانه فالتعريض فيه حرام؛ لأنه كتمان وتدليس. ويدخل في هذا الإقرار بالحق، والتعريض في الحلف عليه، والشهادة على العقود، ووصف المعقود عليه، والفتيا والحديث والقضاء. وكل ما حرم بيانه فالتعريض فيه جائز، بل واجب إذا أمكن ووجب الخطاب، كالتعريض لسائل عن مال معصوم أو نفسه يريد أن يعتدي عليه. وإن كان بيانه جائزا أو كتمانه جائزا، فإما أن تكون المصلحة في كتمانه أو في إظهاره أو كلاهما متضمن للمصلحة. فإن كان الأول: فالتعريض مستحب، كتورية الغازي عن الوجه الذي يريده، وتورية الممتنع عن الخروج والاجتماع بمن يصده عن طاعة أو