– (qu’Allah l’agrée) a établi que la clause d’exception ne s’applique qu’au serment soumis à expiation ; il a également affirmé que l’exception est valable dans le serment portant sur le divorce ou l’affranchissement. On déduit donc de ses propres paroles que l’expiation suffit pour ces deux types de serments.
Cette déduction est d’une clarté et d’une solidité manifestes. Le passage où Aḥmad déclare que le divorce prend effet n’invalide nullement cette conclusion, pas plus que les autres textes, de lui ou d’autres imâms, à partir desquels les jurisconsultes de leur école ont tiré des opinions contraires à la lettre même de leurs propos – fait trop fréquent et notoire pour qu’il soit besoin d’en faire l’inventaire. [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 4/58-59]
– Il a également dit : « L’examen approfondi de la question montre que la personne qui ajoute “in shâ’ Allah” (si Allah le veut) vise par cette formule soit l’affirmation, soit la suspension. S’il entend par elle l’affirmation et la confirmation, le divorce se réalise ; s’il entend par elle la suspension et l’absence d’effet immédiat, le divorce ne se réalise pas. Tel est l’avis correct dans cette affaire, et c’est le choix de notre Shaykh et d’autres maîtres de l’école. » [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 4/77] (1)
1375 – Le serment n’impose aucune obligation ni n’interdit quoi que ce soit d’une manière que l’expiation ne puisse lever.
1376 – De la distinction entre le contrat (ʿaqd) et le pacte (ʿahd), le serment (yamîn) et le vœu (nadhr).
– Ibn Mufliḥ a dit : « Le serment se répartit selon les cinq catégories du jugement légal. Quant à savoir s’il est recommandé de jurer pour accomplir un acte d’obéissance ou pour s’abstenir d’un péché, deux avis existent. Le serment ne change pas le statut juridique de la chose jurée (2). Dans al-Intiṣâr, il est dit : il est interdit d’y contrevenir ou même d’en avoir l’intention, sans que cela rende illicite la chose visée en elle-même ni ce que l’on estime meilleur. Dans al-Ifṣâḥ, il est dit : il faut s’en acquitter lorsqu’il porte sur un acte d’obéissance, et selon Aḥmad, il ne…"