« La condition de la clause d’exception est, selon le shaykh Abû l-Ḥasan al-Karkhî, que l’on articule les lettres, qu’elles soient audibles ou non. Le juriste Abû Ja‘far, pour sa part, exige que l’on s’entende soi-même, et c’est sur cette opinion que se fondait la fatwâ du shaykh Abû Bakr Muḥammad b. al-Faḍl. Shaykh al-Islâm Ibn Taymiyya penchait également pour cette position. Et c’est Allah qui accorde la réussite. » [Iʿlâm al-Muwaqqiʿîn 4/81] (1). Voir aussi ce qui précède sous le nº 171. 1374 – L’exception dans l’affranchissement et le divorce, ainsi que dans le serment qui les vise : Ibn al-Qayyim rapporte : « Notre Shaykh a dit : Un ḥadith forgé, attribué à Muʿâdh b. Jabal et élevé [au Prophète], a été rapporté au sujet de cette distinction. Si quelqu’un suspend le divorce à un acte destiné à inciter ou à empêcher, par exemple : “Tu es divorcée si tu parles à untel, in shâ’ Allah”, deux versions explicites existent chez l’imâm Aḥmad : – La première : l’exception lui est profitable ; si elle parle à untel, le divorce ne prend pas effet. C’est aussi l’avis d’Abû ʿUbayd, car, par cette suspension, l’homme devient certes un jureur ; or les juristes sont unanimes pour considérer cette suspension comme un serment, si bien que son exception y est valide à la lumière des textes généraux portant sur l’exception dans les serments et les jurements. – La seconde : l’exception n’est pas valable, opinion également attribuée à Mâlik…, car l’exception n’est efficace que dans les serments assortis d’une expiation possible ; or expiation et exception vont de pair, et le serment portant sur le divorce ou l’affranchissement n’admet pas d’expiation ; dès lors, l’exception n’y sert de rien. C’est à partir de là que notre Shaykh a déduit, dans le cadre de l’école, que l’expiation y est recevable, parce qu’Aḥmad
(1) Al-Ikhtiyārāt d’al-Ba‘lī, p. 372.
وشرط الاستثناء أن يتكلم بالحروف، سواء كان مسموعا أولم يكن، عند الشيخ أبي الحسن الكرخي، وكان الفقيه أبو جعفر يقول: لا بد وأن يسمع نفسه، وبه كان يفتى الشيخ أبو بكر محمد بن الفضل. وكان شيخ الإسلام ابن تيمية يميل إلى هذا القول، وبالله التوفيق) [إعلام الموقعين ٤/ ٨١] (١). وانظر: ما سبق برقم (١٧١). ١٣٧٤ - الاستثناء في العتاق والطلاق، وفي الحلف بهما: - قال ابن القيم: (قال شيخنا: وقد روي في الفرق حديث موضوع على معاذ بن جبل يرفعه، فلو علق الطلاق على فعل يقصد به الحض أوالمنع كقوله: أنت طالق إن كلمت فلانا إن شاء الله، فروايتان منصوصتان عن الإمام أحمد: إحداهما: ينفعه الاستثناء، ولا تطلق إن كلمت فلانا، وهو قول أبي عبيد، لأنه بهذا التعليق قد صار حالفا، وصار تعليقه يمينا باتفاق الفقهاء، فصح استثناؤه فيها لعموم النصوص المتناوله للاستثناء في الحلف واليمين. والثانية: لا يصح الاستثناء، وهو قول مالك ... ، لأن الاستثناء إنما ينفع في الأيمان المكفرة، فالتكفير والاستثناء متلازمان، ويمين الطلاق والعتاق لا يكفران، فلا ينفع فيهما الاستثناء. ومن هنا خرج شيخنا على المذهب: إجزاء التكفير فيها، لأن أحمد
(١) «الاختيارات» للبعلي (٣٧٢).