s’acquitter d’une expiation, exactement comme s’il avait juré par Allah d’exécuter son engagement.
Il mentionne encore que la formule : « Le divorce m’est obligatoire » – et toutes celles qui lui ressemblent – constitue un serment selon l’accord unanime des gens doués de raison, des nations et des juristes. Il rattache cette opinion à des textes d’Aḥmad, alors qu’elle contredit clairement ces derniers.
Il rapporte en outre que, si quelqu’un jure en disant par exemple : « Le divorce m’est obligatoire » et qu’il en a l’intention d’un vœu (nadhar), il doit verser une expiation d’après l’imam Aḥmad. ⦗Al-Furūʿ 6/340-341 (10/438)⦘ (1).
1364 – Si une personne prête serment et qu’un autre lui dit : « Je suis avec toi » :
Ibn Mufliḥ déclare : « Celui qui jure par l’un de ces engagements (2) et qu’un autre ajoute : “Mon serment est dans le tien”, ou “sur le tien”, ou “comme le tien”, avec l’intention de s’imposer un serment identique, se voit lié par cet engagement. Aḥmad l’a explicitement affirmé à propos du divorce, tandis que, pour les serments soumis à expiation, deux avis sont rapportés.
Notre Shaykh ajoute : Il en va de même pour la formule : “Je suis avec toi”, lorsqu’on entend s’associer à son serment. » ⦗Al-Furūʿ 6/341 (10/439-440)⦘.
1365 – Satisfaire la demande de celui qui adjure au sujet d’une personne déterminée :
Ibn Mufliḥ dit : « Selon l’avis le plus juste, il n’est pas obligatoire de satisfaire un tel adjurement, pas plus qu’il n’est obligatoire de répondre à une requête formulée “par Allah”. Notre Shaykh considère que l’obligation ne vaut que lorsqu’il s’agit d’une personne précise ; il n’est donc pas requis de répondre à quelqu’un qui, en jurant, réclame au sujet de… »