des cous de ceux qui ont prêté serment. » Ils oubliaient pourtant que c’étaient eux-mêmes qui l’avaient déliée en recourant à la levée du serment. Quant à lui, il a déclaré explicitement dans ses écrits que les serments des contractants ne sauraient modifier les prescriptions de la religion : il n’est donc jamais licite à un musulman de rompre le pacte d’allégeance au sultan sur la base de la fatwâ d’un quelconque mufti ; celui qui délivre une telle fatwâ fait partie des menteurs qui forgent des impostures contre la Loi du plus Sage des législateurs. Par Dieu ! il fut éprouvé, à ce sujet, comme l’avaient été avant lui les imâms agréés ; ô combien la nuit d’aujourd’hui ressemble à celle d’hier pour qui sait voir ! Voici Mâlik b. Anas : ses adversaires réussirent à le faire battre en disant au sultan : « Par sa fatwâ affirmant que le serment prononcé sous la contrainte n’est pas valable, il délie de ton cou le serment d’allégeance », alors qu’on les faisait jurer sous la contrainte, sans qu’ils y consentent. Le sultan lui interdit donc de publier cette opinion, mais il refusa de s’en abstenir, car Allah a pris de tout détenteur de science l’engagement d’exposer la vérité à ceux qui la recherchent. Après lui vint Muḥammad b. Idrîs al-Shâfiʿî ; ses ennemis le dénoncèrent auprès du calife al-Rachîd, affirmant qu’il annulait les serments d’allégeance par sa fatwâ selon laquelle un serment de divorce formulé avant le mariage n’entre pas en vigueur et ne produit aucun divorce lorsque, plus tard, le jureur épouse la femme concernée. Or, parmi les clauses qu’on leur faisait prêter figurait : « et toute femme que j’épouserai sera répudiée ». Puis, à leur suite, vint Shaykh al-Islâm, et ses jaloux déclarèrent : « Cet homme invalide vos serments d’allégeance. » Rien de tout cela n’entama la vigueur des imâms de l’islam, n’émoussa leur résolution pour Allah ni ne les détourna de la vérité qu’Il leur avait imposé de croire et de mettre en pratique, conformément au résultat de leur ijtihâd. Bien au contraire, ils poursuivirent leur chemin et leurs paroles devinrent des balises guidant les chercheurs de rectitude, conformément à la Parole du Très-Haut : « Nous avons fait d’eux des imâms qui guidaient, par Notre ordre, parce qu’ils avaient fait preuve de patience et avaient une certitude profonde envers Nos signes. » ⦗al-Sajda 24⦘ ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 4/114-116⦘.
الحالفين، ونسوا أنهم هم الذين حلوها بخلع اليمين، وأما هو فصرح في كتبه أن أيمان الحالفين لا تغير شرائع الدين، فلا يحل لمسلم حَلُّ بيعة السلطان بفتوى أحد من المفتين، ومن أفتى بذلك كان من الكاذبين المفترين على شريعة أحكم الحاكمين، ولعمر الله لقد مُني من هذا بما مُني به من سلف من الأئمة المرضيين، فما أشبه الليلة بالبارحة للناظرين، فهذا مالك بن أنس توصل أعداؤه إلى ضربه بأن قالوا للسلطان: إنه يحل عليك أيمان البيعة بفتواه أن يمين المكره لا تنعقد، وهم يحلفون مكرهين غير طائعين، فمنعه السلطان، فلم يمتنع لما أخذه الله من الميثاق على من آتاه الله علما أن يبينه للمسترشدين. ثم تلاه على أثره محمد بن إدريس الشافعي فوشى به أعداؤه إلى الرشيد أنه يحل أيمان البيعة بفتواه أن اليمين بالطلاق قبل النكاح لا تنعقد، ولا تطلق إن تزوجها الحالف، وكانوا يحلفونهم في جملة الأيمان: «وأن كل امرأة أتزوجها فهي طالق». وتلاهما على آثارهما شيخ الإسلام فقال حساده: هذا ينقض عليكم أيمان البيعة. فما فت ذلك في عضد أئمة الإسلام، ولا ثنى عزماتهم في الله وهممهم، ولا صدهم ذلك عما أوجب الله عليهم اعتقاده والعمل به من الحق الذي أداهم إليه اجتهادهم، بل مضوا لسبيلهم، وصارت أقوالهم أعلاما يهتدي بها المهتدون، تحقيقا لقوله تعالى: ﴿وَجَعَلْنَا مِنْهُمْ أَئِمَّةً يَهْدُونَ بِأَمْرِنَا لَمَّا صَبَرُوا وَكَانُوا بِآيَاتِنَا يُوقِنُونَ﴾ [السجدة: ٢٤]) [إعلام الموقعين ٤/ ١١٤ - ١١٦].