du serment impliquant le divorce, lequel, selon lui, n’entraîne aucune conséquence. Il expliqua : « Cela est authentiquement rapporté d’ʿAlî ibn Abî Tâlib, et l’on ne connaît, parmi les Compagnons, personne qui le contredise. Ibn Bazîza l’a mentionné dans son Commentaire des règles d’ʿAbd al-Ḥaqq al-Ishbîlî. » Ses adversaires s’employèrent alors à le réfuter par tous les moyens possibles. Au bout du compte, leurs objections se résumaient à quatre : 1. – et c’était l’argument principal – cette opinion contredit l’édit du sultan ; 2. elle va à l’encontre des positions des quatre imâms ; 3. elle contrevient au *qiyâs* (raisonnement analogique) fondé sur une condition et sa conséquence voulues, à l’exemple de celui qui dit : « Si tu m’innocentes, tu es divorcée », puis elle le fait ; 4. enfin, la pratique constante des gens s’est établie sur l’opinion inverse, de sorte qu’il ne faudrait pas prêter attention à celle-ci. Il détruisit leurs arguments un à un, établit près de trente preuves au soutien de cette position, rédigea sur la question quelque mille feuillets, puis quitta ce monde, escomptant d’Allah une ou deux récompenses. Lui et ses contradicteurs se disputeront, le Jour de la Résurrection, devant leur Seigneur. ⦗Iʿlâm al-muwaqqiʿîn 2/133-134⦘ — Il dit encore : « Shaykh al-Islâm a affirmé que considérer ce serment comme exigeant une expiation (*kafâra*) est conforme à ce qui est transmis des Compagnons au sujet du serment fondé sur l’affranchissement, et ce, a fortiori ; car s’ils ont émis une fatwâ stipulant que celui qui déclare : “Si je ne fais pas telle chose, alors tout esclave que je possède est affranchi” doit s’acquitter d’une expiation de serment, à plus forte raison celui qui jure par le divorce. Il ajouta : Abû Thawr a subordonné son avis en ces termes : si la communauté n’est pas unanime sur le caractère obligatoire de ce serment, alors il s’agit d’un serment soumis à expiation. Or, il est apparu que la communauté n’a pas fait consensus quant à son caractère obligatoire. »
الحلف بالطلاق، على أنه لا يلزم. قال: لأنه قد صح عن علي بن أبي طالب، ولا يعرف له في الصحابة مخالف، ذكره ابن بزيزة في «شرح أحكام عبد الحق الإشبيلي». فاجتهد خصومه في الرد عليه بكل ممكن، وكان حاصل ما ردوا به قوله أربعة أشياء: أحدها: وهو عمدة القوم، أنه خلاف مرسوم السلطان. والثاني: أنه خلاف الأئمة الأربعة. والثالث: أنه خلاف القياس على الشرط والجزاء المقصودين، كقوله: إن أبرأتني فأنت طالق، ففعلت. والرابع: أن العمل قد استمر على خلاف هذا القول، فلا يلتفت إليه. فنقض حججهم، وأقام نحوا من ثلاثين دليلاً على صحة هذا القول، وصنف في المسألة قريبا من ألف ورقة، ثم مضى لسبيله راجيا من الله أجرا أو أجرين، وهو ومنازعوه يوم القيامة عند ربهم يختصمون) [إعلام الموقعين ٢/ ١٣٣ ـ ١٣٤]. - وقال أيضا: (قال شيخ الإسلام: والقول بأنه يمين مكفرة هو مقتضى المنقول عن الصحابة في الحلف بالعتق، بل بطريق الأولى، فإنهم إذا أفتوا من قال: إن لم أفعل كذا فكل مملوك لي حر، بأنه يمين تكفر، فالحالف بالطلاق أولى. قال: وقد علق القول به أبو ثور، فقال: إن لم تجمع الأمة على لزومه فهو يمين تكفر، وقد تبين أن الأمة لم تجمع على لزومه.