s’il y a entre les deux un laps de temps lui permettant de renouveler son tayammum, il ne devra pas célébrer la seconde prière funéraire avant d’avoir effectué un nouveau tayammum en sa faveur ; à défaut de ce délai, il priera comme il est. Le Qâḍî déclare que cela relève de la recommandation, tandis qu’Ibn ʿAqîl le tient pour obligatoire : lorsque plusieurs tayammum sont accomplis dans le même créneau, le « temps » propre à chaque prière funéraire correspond à la durée de son exécution. Notre maître émet le même avis, l’acte continué, en l’espèce, étant assimilé à la continuité du temps prescrit pour la prière obligatoire. Il ajoute : par analogie, la même règle vaut pour les actes qui ne possèdent pas de délai déterminé, tels que le fait de toucher le Muṣḥaf (1) ou d’accomplir le ṭawâf. [Al-Furūʿ, 1/229 (1/306)] (2). 86 – Le tayammum n’est pas annulé par la sortie du temps Ibn Mufliḥ rapporte : « D’après un autre propos attribué à Aḥmad (3), on peut prier avec ce tayammum (4) jusqu’à ce qu’il soit rompu par un nouvel état d’impureté rituelle ; tel est le choix d’Abû Muḥammad al-Jawzî et de notre maître. » [Al-Furūʿ, 1/231 (1/309)] (5). 87 – Quand l’eau est offerte à celui qui, vivant ou défunt, a priorité 88 – Si l’eau est détenue en commun Ibn Mufliḥ dit : « Si de l’eau est mise à disposition afin de purifier celui qui, entre un vivant et un mort, a la priorité, c’est le mort qui y a droit en premier. D’après un autre avis rapporté de Aḥmad, c’est le vivant ; on fera donc passer la femme en état de menstrues en tête. Selon une autre opinion, la priorité revient à la personne en état de janâba ; pour d’autres, à l’homme. Certains estiment qu’il faut partager l’eau ; d’autres, qu’on départage par tirage au sort. Celui qui porte une souillure matérielle est prioritaire – d’autres disent : le mort – et c’est l’avis retenu par l’auteur du Muḥarrar et par son petit-fils. » (6)
(1) Dans la 2ᵉ édition : « kamas mushaf ». (2) « Sharḥ al-ʿUmdah » (t. 1, p. 445). (3) C’est-à-dire l’imam Ahmad. (4) C’est-à-dire le tayammum (ablution sèche). (5) « Al-Fatâwa » (t. 21, pp. 360–361, 436) ; « Al-Ikhtiyârât » d’al-Baʿlî (p. 37). (6) Le dernier différend porte sur la priorité du ghusl lorsque se combinent junub (état d’impureté majeure), ḥāʾiḍ (femme en menstruation), mayyit (cadavre) et personne portant une najâsa (impureté rituelle). Shaykh al-Islâm écrit dans « Sharḥ al-ʿUmdah » : « Celui sur qui pèse une najâsa, qu’il s’agisse d’une ḥāʾiḍ ou d’un junub, a priorité sur ces deux états, et, selon l’une des deux opinions, il en a aussi sur le mayyit. Et si l’on soutient que le mayyit est prioritaire sur le junub, l’avis correct est d’accorder toujours la priorité au mayyit, car il n’est plus possible d’espérer le purifier à l’eau par la suite. » Fin de citation. Dieu sait mieux.
بينهما وقت يمكنه التيمم لم يصل عليها حتى يتيمم لها، وإلا صلى، قال القاضي: هذا للاستحباب، وقال ابن عقيل: للإيجاب، لأن التيمم إذا تعدد بالوقت فوقت كل صلاة جنازة قدر فعلها، وكذا قال شيخنا، لأن الفعل المتواصل هنا كتواصل الوقت للمكتوبة، قال: وعلى قياسه ما ليس له وقت محدود، كمس المصحف (١)، وطواف) [الفروع: ١/ ٢٢٩ (١/ ٣٠٦)] (٢). ٨٦ - لا يبطل التيمم بخروج الوقت: - قال ابن مفلح: (وعنه (٣): يصلي به (٤) إلى حدثه «و: هـ» اختاره أبو محمَّد الجوزي وشيخنا) [الفروع: ١/ ٢٣١ (١/ ٣٠٩)] (٥). ٨٧ - إذا بذل الماء للأَولى من حي وميت: ٨٨ - وإذا كان الماء مشتركا: - قال ابن مفلح: (وإن بذل ماء للأولى من حيٍّ وميِّت، فالميِّت أحق «و: ش»، وعنه: الحي، فتقدم الحائض، وقيل: الجنب «و: هـ»، وقيل: الرجل، وقيل: يقسم بينهما، وقيل: يقرع، ومن عليه نجاسة أحق، وقيل: الميت، واختاره صاحب «المحرر» وحفيده «و: ش» (٦).
(١) في ط ٢: (كمس مصحف). (٢) «شرح العمدة» (١/ ٤٤٥). (٣) أي: الإمام أحمد. (٤) أي: التيمم. (٥) «الفتاوى» (٢١/ ٣٦٠ - ٣٦١، ٤٣٦)، «الاختيارات» للبعلي (٣٧). (٦) الخلاف الأخير فيما إذا اجتمع جنب وحائض وميت ومن عليه نجاسة. قال شيخ الإسلام في «شرح العمدة» (ومن عليه نجاسة أولى منهما ــ أي الحائض والجنب ــ، وهو أولى من الميت في أحد الوجهين، وإن قلنا: الميت أولى من الجنب، والصحيح أن الميت أولى به بكل حال، لأنه لا ترجى له الطهارة بالماء بعد ذلك) ا. هـ والله أعلم.